Le garde du corps d’une princesse saoudienne en garde à vue pour avoir agressé un artisan

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Le garde du corps d’une princesse saoudienne en garde à vue pour avoir agressé un artisan
L'artisan, âgé de 53 ans, aurait été séquestré dans le triplex de la princesse, situé dans le très chic XVIe arrondissement de Paris.@ AFP
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L’artisan, qui a porté plainte, affirme avoir été roué de coups alors qu’il prenait une simple photo de la pièce qu’il venait rénover. 

Coups, insultes, scène d’humiliation… Le garde du corps d’une princesse saoudienne, soupçonné d’avoir agressé physiquement et moralement un artisan, a été placé en garde à vue jeudi à Paris.

La victime présumée, un plombier de 53 ans, avait été embauchée mardi pour effectuer des travaux dans l’appartement de la princesse, situé sur l’avenue Foch, au cœur du très chic XVIe arrondissement de Paris. Selon son témoignage, c’est une simple photo de la zone à rénover – en l’occurrence une salle de bain située dans la chambre de la princesse - qui l'aurait mise hors d’elle, indique à Europe1.fr des sources policières, confirmant une information du Point. Elle l’aurait accusé d’effectuer des clichés volés pour les vendre aux médias avant d’intimer à son homme de main de frapper l’artisan.

Baiser les pieds. La victime aurait alors été rouée de coups, notamment au visage, et humiliée pendant près de quatre heures. Selon nos informations, l’artisan aurait également été menacé avec une arme. Le ministère de l’Intérieur autorise en effet aux garde du corps étrangers d’en porter, alors que c’est interdit en France. L’homme de main l’aurait notamment forcé de s’agenouiller, les mains ligotées dans le dos, pour baiser les pieds de la princesse. Tous ses outils lui ont été "confisqués" et, selon Le Point, la princesse, descendante des fondateurs du royaume d’Arabie Saoudite, refuse de lui régler les 20.000 euros de travaux.

L’artisan a écopé de plusieurs jours d’ITT.  L'enquête ouverte pour violences aggravées et confiée à la police judiciaire de Paris devra permettre de vérifier ses déclarations.