Le directeur de l'administration pénitentiaire a démissionné

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Le directeur de l'administration pénitentiaire a démissionné
Précédemment préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli, ici en 2015 avec Claude Bartolone, avait été nommé en septembre 2016 à ce poste sensible.@ AFP
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Le garde des Sceaux a indiqué dimanche soir que Philippe Galli lui avait présenté sa démission vendredi. Des sources expliquent qu'il serait parti sur un "désaccord" avec le ministre.

Le directeur de l'administration pénitentiaire Philippe Galli, nommé en septembre 2016, a démissionné vendredi, a annoncé dimanche soir le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas. "De sa propre initiative, vendredi 31 mars", Philippe Galli "a présenté sa démission au garde des Sceaux, qui l'a acceptée", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le communiqué du ministre ne contient aucune indication sur les motifs de cette démission, mais des sources au sein de l'administration pénitentiaire (AP) ont expliqué que Philippe Galli était parti sur un "désaccord" avec le ministre.

Un intérim assuré par le directeur adjoint de l'administration pénitentiaire. "À compter du prochain conseil des ministres qui se prononcera sur ce point, l'intérim sera assuré par Stéphane Bredin, actuel directeur adjoint de l'administration pénitentiaire", a ajouté Jean-Jacques Urvoas. "Celui-ci dispose de toutes les qualités et de la confiance du ministre de la Justice pour conduire à bien les dossiers prioritaires qui ne peuvent souffrir de délais supplémentaires et doivent aboutir d'ici la fin du quinquennat (reprise du dialogue social, déploiement du plan encellulement individuel, sécurité pénitentiaire, extractions judiciaires, réformes statutaires)", a-t-il conclu.

Nommé en septembre 2016. Précédemment préfet de Seine-Saint-Denis, Philippe Galli, que l'AFP n'avait pu joindre dimanche, avait été nommé en septembre 2016 à ce poste sensible. Sa démission intervient alors que le garde des Sceaux doit se voir remettre mardi le Livre blanc sur les prisons rédigé par la commission présidée par l'ex-sénateur de droite Jean-René Lecerf.

Elle a lieu alors que le défi de la surpopulation carcérale n'a jamais été aussi élevée. Avec 69.430 personnes incarcérées, le nombre de détenus dans les prisons françaises a atteint un nouveau record au 1er mars, en pleine campagne présidentielle où la question pénitentiaire n'est souvent abordée que par le biais de la construction de nouveaux établissements. Le précédent record remontait au 1er juillet 2016 quand 69.375 détenus avaient été comptabilisés.