France : hausse de 19% des demandes d'asile depuis le début de l'année

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France : hausse de 19% des demandes d'asile depuis le début de l'année
@ OLIVER KILLIG / DPA / AFP
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"On continue d'assister à une hausse modérée et régulière de la demande d'asile en France", a indiqué le directeur général de l'Ofpra. 

La France a enregistré 54.481 demandes d'asile entre janvier et août, en hausse de 19,3% par rapport à la même période en 2015, a-t-on appris vendredi auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

Hausse régulière. "On continue d'assister à une hausse modérée et régulière de la demande d'asile en France", a indiqué Pascal Brice, le directeur général de l'Ofpra, en rappelant que sur la même période de 2015 le total s'élevait à 45.653 (en comptant les mineurs accompagnants et les réexamens). L'année 2015 s'était soldée par une progression de 23,6% de la demande d'asile, à 80.000 dossiers environ.

Des réponses positives. Pascal Brice s'est félicité de l'intérêt croissant pour l'asile exprimé par les migrants de Calais, où environ 4.200 personnes ont déposé une demande depuis janvier 2015. "Une première bataille de l'asile à Calais a été gagnée", a-t-il affirmé, se réjouissant d'un "élément de méthode fondamental" dans la perspective du démantèlement annoncé par le ministre de l'Intérieur. Par ailleurs "le taux d'accord continue à augmenter", et 36,7% des dossiers ont obtenu une réponse positive au cours des huit premiers mois de l'année (en comptant l'Ofpra et la cour d'appel), a indiqué Pascal Brice, pour qui cette évolution "est liée à la proportion de personnes ayant un besoin de protection manifeste".

Entre janvier et août, les principaux pays d'origine des demandeurs d'asile ont été l'Afghanistan (3.669 demandes hors mineurs accompagnants), Haïti (3.451) et le Soudan (3.372). Viennent ensuite l'Albanie, la Syrie et la République démocratique du Congo. Mais à l'heure de la menace terroriste, l'Ofpra exerce "une vigilance importante sur les profils à risque dans ses contrôles de sécurité", a souligné son directeur général.