Fillettes mortes dans une caserne de gendarmerie : la mère mise en examen pour assassinat

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Fillettes mortes dans une caserne de gendarmerie : la mère mise en examen pour assassinat
La famille vit dans un appartement de fonction de la caserne de gendarmerie à Limonest.@ JEFF PACHOUD / AFP
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La mère des deux fillettes retrouvées mortes dans leur chambre d'une caserne de gendarmerie près de Lyon dimanche, est mise en examen pour assassinat et écrouée. 

La mère des deux fillettes retrouvées mortes dimanche dans un appartement de fonction de la brigade de gendarmerie de Limonest, en banlieue de Lyon, a été mise en examen mercredi soir pour "assassinat" et placée en détention, a appris Europe 1 auprès du parquet.

Une femme "bi-polaire". La mère de famille a été déférée au parquet mercredi à l'issue de deux jours de garde à vue. Au cours de sa garde à vue, cette femme de 38 ans, a contesté les faits reprochés et donné des explications "peu cohérentes avec les éléments dont disposent les enquêteurs", a rapporté le parquet. Selon ses proches, elle est décrite comme "perturbée, voire bi-polaire". Le parquet a ouvert une information judiciaire pour "assassinats". 

Retrouvées inanimées. Les secours avaient été alertés dimanche à 17h20 pour deux fillettes, nées en 2012 et 2014, en arrêt cardiaque. Elles n'avaient pu être réanimées et les décès ont été constatés sur place. Selon les premiers témoignages, c'est leur mère qui les aurait retrouvées inanimées dans leurs lits. La jeune femme avait été hospitalisée en état de choc le dimanche soir. Le père des fillettes, un sous-officier de la brigade de gendarmerie de Limonest, était dimanche en déplacement pour une épreuve sportive. Il avait été entendu dimanche soir par les enquêteurs, ainsi que d'autres témoins.

Empoisonnement ? Les autopsies réalisées lundi après-midi n'avaient pas permis de déterminer les causes de la mort des deux enfants, mais des analyses toxicologiques sont en cours. Dès lundi, des sources de presse avaient évoqué l'éventualité d'un empoisonnement des deux sœurs par leur mère, en cours de séparation avec son mari gendarme. "C'est une des hypothèses de travail", avait alors indiqué une source proche de l'enquête à l'AFP. Initialement ouverte pour "recherche des causes de la mort", l'enquête, confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Lyon, avait basculé lundi en enquête pour "homicides".