Désarmement de l'ETA : "Faire la paix est plus difficile que faire la guerre"

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Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme et artisan de la paix, s'est félicité du désarmement d'ETA mais a estimé que ce n'était "pas encore la paix".

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Ils étaient des milliers, samedi, dans les rues de Bayonne, à célébrer le désarmement de l'ETA. L'organisation indépendantiste basque a remis une liste de planques dans lesquelles les autorités françaises ont pu mettre la main sur 3,5 tonnes de fusils, munitions ou explosifs. Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme et artisan de la paix, s'en est félicité. "Enfin nous y sommes !", a-t-il lancé à la tribune.

Désarmement d'ETA : "Ce n'est pas encore la paix". "Il y a six ans qu'ETA a cessé définitivement la lutte armée, rappelle-t-il. Mais faire la paix est plus difficile que faire la guerre", une allusion aux arrestations, en décembre dernier, alors qu'il entendait mener une première opération de désarmement. "Ce qui n'était pas imaginable, c'est que cette volonté de paix se heurte au refus des gouvernement espagnol et français."

"Ce n'est pas encore la paix", prévient toutefois Michel Tubiana. "Le désarmement permet d'avancer sur les autres dossiers essentiels : victimes, prisonniers..." Aujourd'hui, près de 350 militants d'ETA sont encore emprisonnés, de part et d'autres Pyrénées. Les attentats d'ETA ont au total fait plus de 800 morts et 20.000 personnes.

"Le futur doit unir". "À nous de construire ensemble la paix à laquelle nous aspirons. Si le passé a divisé, le futur doit unir", a conclu Michel Tubiana.