Déplacement de Macron à Las Vegas : le parquet financier attend "plus d'informations" pour envisager "les suites éventuelles"

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Déplacement de Macron à Las Vegas : le parquet financier attend "plus d'informations" pour envisager "les suites éventuelles"
L'ex-ministre de l'Économie était en déplacement à Las Vegas en janvier 2016.@ ROBYN BECK / AFP
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Alors que des soupçons de favoritisme pèsent sur Emmanuel Macron, le parquet financier dit attendre plus d'éléments avant de décider des suites judiciaires à donner.

Le parquet national financier (PNF) a déclaré mercredi attendre "plus d'informations" sur les soupçons de favoritisme autour d'un déplacement à Las Vegas d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, pour envisager "les suites éventuelles". Le parquet national financier "a pris connaissance de l'article du Canard enchaîné" et "s'est rapproché de l'Inspection générale des finances pour obtenir plus d'informations", a affirmé un porte-parole du PNF. "Dès que nous aurons plus d'éléments, nous envisagerons avec le parquet de Paris les suites éventuelles à donner", a-t-il ajouté.

Soupçons de délit de favoritisme. Dans son édition de mercredi, Le Canard enchaîné affirme que l'Inspection générale des finances (IGF) soupçonne un délit de favoritisme concernant l'organisation en janvier 2016 d'une soirée à Las Vegas, où Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, avait rencontré des entrepreneurs français. L'opération, d'un coût de quelque 380.000 euros, avait été confiée au géant Havas sans appel d'offres, selon l'hebdomadaire. "Emmanuel Macron n'est absolument pas concerné par ces soupçons", a assuré l'entourage du candidat du mouvement En Marche ! à la présidentielle.

Macron se défend. "Je n'ai pas pris connaissance de cela, mais je ne pense pas que ce soit mon ministère qui ait organisé un événement sans appel d'offres", a réagi Emmanuel Macron. "Je pense que ça peut être des agents de l'État ou en tout cas des entités publiques, mais je demande à vérifier les faits", a-t-il dit. "Mon ministère, lorsque j'étais ministre, a toujours respecté les règles des appels d'offres et des marchés publics", a également assuré le candidat.