Décès suspects au CHU de Nantes : l'Igas ne relève aucune anomalie à ce stade

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Décès suspects au CHU de Nantes : l'Igas ne relève aucune anomalie à ce stade
Les trois patients décédés suivaient une chimio-thérapie pour soigner un lymphome.@ DAMIEN MEYER / AFP
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L'Igas n'a relevé pour l'heure "aucun écart" médical concernant le décès de trois patients soignés pour un lymphome au CHU de Nantes, annonce mardi le ministère de la Santé.

L'enquête confiée à l'Inspection générale des Affaires sociales (Igas) après la mort de trois patients traités pour lymphome au CHU de Nantes n'a pas décelé, "à ce stade des investigations", de "causes apparentes" à ces décès, a annoncé mardi soir le ministère de la la Santé.


"Aucun écart" médical. La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, avait saisi l'IGAS le 17 novembre dernier pour tenter de comprendre pourquoi quatre adultes atteints de lymphome ont présenté des complications graves entre le 10 et 13 novembre avant de succomber pour trois d'entre eux. Le quatrième a depuis quitté l'hôpital. "À ce stade des investigations et compte tenu des éléments dont elle a pu disposer, la mission ne relève aucun écart permettant d'expliquer les complications graves observées chez ces quatre patients, concernant les indications, les contre-indications, les prescriptions, les reconstitutions, les administrations et la surveillance des traitements de chimiothérapie", précise le ministère dans un communiqué. 

L'enquête se poursuit. La principale complication grave observée est une myocardite aiguë. L'Igas souligne que ni "ce type ni ce taux de complication n'est décrit dans la littérature internationale qu'elle a pu obtenir". Les investigations se poursuivent, ajoute le communiqué. Le parquet de Paris a ouvert le 18 novembre une enquête préliminaire.