Comment l'Église gère la révélation des affaires de pédophilie

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Comment l'Église gère la révélation des affaires de pédophilie
Le cardinal Barbarin est accusé d'avoir protégé certains prêtes soupçonnés de pédophilie.@ AFP
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Depuis une semaine, une boîte mail permet de dénoncer les actes de pédophilie. Vingt messages ont déjà été reçus. Ils sont étudiés en ce moment.

Affaires Barbarindes Jésuites, du diocèse d'Orléans... Chaque jour révèle une nouvelle affaire. Depuis une semaine et la mise en place par l'Église d'un boîte mail (parolesdevitimes@cef.fr) permettant de dénoncer les actes de pédophilie, la parole se libère. Vingt messages ont déjà été reçus.

Certains prêtres toujours en exercice. La conférence nationale des évêques de France centralise ses témoignages puis les transmet directement aux évêques. "Ils ont pris contact avec les victimes. Il y a ce travail d'écoute active de la plainte pour qu'elle soit prise au sérieux. Il ne faut pas non plus signaler automatiquement. La justice nous demande de faire des signalements qui soient un peu vérifiés", précise le porte-parole des évêques de France. Et ce, d'autant plus parce que certains prêtres désignés sont toujours en exercice.

Commission nationale indépendante. La situation de chaque religieux sur qui pèse des soupçons est contrôlée. "Il peut y avoir des rumeurs et des plaintes déposées qui vont faire que les évêques vont aller chercher et ouvrir les dossiers. C'est un travail de vérification et de vigilance", poursuit le porte-parole. Pour faciliter ce travail, une vingtaine de cellules d'écoute vont être créées dans les diocèses les plus importants. Des bénévoles seront présents pour entendre les victimes. Quant aux évêques qui devront prendre des sanctions, ils seront conseillés par une commission nationale, dont le président, totalement extérieur aux institutions de l'Église, doit être nommé dans les prochains jours.