Charcuterie bordelaise : la justice administrative suspend la fermeture

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Charcuterie bordelaise : la justice administrative suspend la fermeture
Contactée par l'AFP, la préfecture a indiqué qu'elle ne savait pas encore si elle allait faire appel.@ AFP
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Le tribunal administratif de Bordeaux a estimé que la direction de l'entreprise avait fait la preuve de l'absence de Listeria dans les produits qu'elle vend aux moyennes et grandes surfaces.

Le tribunal administratif de Bordeaux a suspendu mercredi l'arrêt par la préfecture des activités de la Charcuterie bordelaise, décidée après la découverte de la bactéria Listeria monocytogènes sur des produits, a-t-on appris de sources concordantes.

La préfecture condamnée à verser 1.500 euros. Saisi mardi en référé, le Tribunal administratif a suspendu l'arrêté préfectoral pris le 25 janvier. Il a notamment estimé que "les constatations opérées par l'administration ne justifiaient pas l'arrêt immédiat de la production sans mise en demeure, les différents travaux ou contrôles pouvant être réalisés très rapidement et rien ne faisant apparaître l'extrême imminence d'un danger pour le public", selon la décision consultée par l'AFP. La préfecture a été condamnée à verser 1.500 euros à la Charcuterie bordelaise.

La décision avait été prise "par principe de précaution". Contactée par l'AFP, la préfecture a indiqué qu'elle ne savait pas encore si elle allait faire appel : "Cet arrêté a été pris pour des raisons de sécurité sanitaire dans le cas d'une entreprise qui avait déjà eu des problèmes similaires", a-t-elle rappelé. Le 25 janvier, la société, qui emploie une cinquantaine de personnes, avait annoncé le retrait de huit produits en vente sur l'ensemble du territoire national en grandes et moyennes surfaces. Elle avait indiqué avoir pris ces mesures de retrait "par principe de précaution et sous la pression des services vétérinaires" de la Gironde et avait "contesté" cette mesure.

Le lendemain, la préfecture de Gironde avait annoncé l'arrêt immédiat, par arrêté préfectoral, des activités de production et de distribution de la majorité des produits de l'entreprise, à l'exception des jambons cuits et des jambons cuits à l'ancienne, invoquant des "manquements graves à la réglementation relative à la sécurité des denrées alimentaires", notamment "des manquements dans l'application du plan de maîtrise sanitaire". En décembre 2015 et janvier 2016, la marque avait déjà rappelé des produits pour les mêmes raisons.