AF 447 : enquête sur un autre vol Rio-Paris

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AF 447 : enquête sur un autre vol Rio-Paris
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Six mois après le crash de l’AF447, un appareil a connu des problèmes dans la même zone, sans dommages. Troublant.

Le Bureau d’enquête et accidents (BEA) chargé d’élucider les circonstances du crash du vol AF447 entre Rio et Paris, le 1er juin dernier, tient une nouvelle piste. Le BEA a en effet confirmé mercredi une information du Figaroselon laquelle il étudiait en ce moment de très près les problèmes qu’a rencontrés le 29 novembre dernier un vol d'Air France effectuant le même trajet. L’appareil a effectué une brusque descente pour éviter de fortes turbulences, dans la même zone où l’AF447 s’est abîmé en mer.

Ecoutez le témoignage d'un passager qui dit avoir eu l'impression que "l'avion n'était plus contrôlé. On a tous pensé au crash" :



L'enquête sur ce vol peut permettre d'"avoir des informations qui peuvent être utiles dans le cadre de l'enquête" sur l'accident de l'AF447, a affirmé une porte-parole du BEA. "L'analyse de cet événement est susceptible d'apporter un éclairage complémentaire sur l'accident survenu le 1er juin 2009 entre Rio de Janeiro et Paris", lit-on par ailleurs dans un communiqué mis en ligne sur le site internet du BEA.

Air France se veut donc rassurante. Et pour le consultant aéronautique d'Europe 1, Bernard Chabbert, la théorie du trou noir est un fantasme :



Air France avait expliqué début décembre sur son site internet qu'environ quatre heures après le décollage de Rio, le 29 novembre à 21h20, heure locale, "les pilotes du vol AF445 ont, en stricte application des procédures, effectué une descente normale pour éviter une zone de turbulences sévères et rejoindre un niveau de vol moins turbulent et plus confortable pour les passagers". L'avion a émis un "message radio d'urgence" ("mayday") pour indiquer qu'il changeait d'altitude de vol et descendre d'environ 600 mètres car il n'avait pu obtenir "une autorisation immédiate de la part du contrôle aérien" pour cette manoeuvre, avait ajouté Air France.

Cependant, selon le Figaro, le vol AF 445 - nouveau nom de l’AF 447- du 29 novembre "serait passé du niveau 330 (33.000 pieds, soit 11.000 mètres) au niveau 280 (28.000 pieds, soit 8.500 mètres), soit une chute de 2.500 mètres. Or, en cas de turbulences, la procédure ne prévoit de descendre que de 300 pieds, c'est-à-dire 100 mètres."

Europe1.fr avec Nicolas Chauvin