À Saint-Martin, l'urgence scolaire inquiète les parents

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L'ouragan Irma a causé des dégâts plus ou moins importants sur l'ensemble des bâtiments scolaires de l'île. Le ministre de l'Education nationale a promis des solutions de secours. 

REPORTAGE

Le chef de l'état a passé la nuit sur place. Après Saint-Martin, où il a dû faire face à la colère des rescapés, Emmanuel Macron se rend mercredi à Saint-Barthélemy. La reprise de la distribution d'eau potable se fera dans une semaine mais en quantité moins importante qu'avant l'ouragan. Quant aux écoles, un retour à la normale est annoncé pour après les vacances de la Toussaint. Mais il va falloir encore plus de temps pour tout reconstruire.

Des tentes et des modulaires pour remplacer le bâti. Deux préoccupations principales dans la bouche des habitants de Saint-Martin après le passage de l’ouragan : l’eau et l’école. Tous les parents ont pu voir dans quel état Irma a laissé les établissements après son passage, un état que le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a pu lui-même constater à l’occasion de sa visite. "Chaque école, chaque collège et chaque lycée a été touché", a-t-il déploré à l’occasion de sa visite. "Certains ont été complètement détruits, d’autre à 20, 30, ou 50%. Dans chacun des lieux on va voir comment on peut, avec des tentes gonflables de très haute qualité que nous sommes en train de faire venir, parfois par des modulaires, compenser le bâti qui a été détruit". La priorité sera accordée aux classes d'examen (terminales et brevet des collèges)", a-t-il encore indiqué. 

Pénurie d'enseignants. Mais si les salles de cours renaissent, il faudra aussi trouver un nombre suffisant de professeurs. Certains souhaitent se ressourcer, d’autres ont quitté l’île. "Il y a deux choses à prendre en compte. Premièrement, le principe de continuité, qui demande à ce que les cours reprennent le plus vite possible et la seconde, c'est l'humain", a insisté Jean-Michel Blanquer. Les enseignants touchés par la catastrophe pourront souffler, se remettre de leur "traumatisme" voire quitter l'île, et être remplacés par des volontaires en provenance de Guadeloupe, déjà mobilisés, a précisé le ministre.

Rattraper le retard. Des renforts doivent venir de Martinique et de Guadeloupe pour un retour à la normale à la Toussaint. Mais les parents s’inquiètent déjà du retard accumulé sur les programmes : "On espère que l’on mettra des choses en place pour faire sortir les enfants plus tard, ou récupérer sur une semaine de vacances. Ça ne me dérangerait pas. L’essentiel, c’est que les enfants aient trois jours par semaine pour aller se baigner, ensuite ils retournent à l’école !", explique à Europe 1 Manuela, une mère de famille. Les enfants réfugiés en Guadeloupe, "sont tous pris en charge à l'aéroport de Pointe-à-Pitre", a indiqué de son côté le recteur d'académie Camille Gallap. "Il y a une mobilisation générale des équipes guadeloupéennes pour faciliter la scolarisation", a-t-il ajouté.