A Compiègne, les rotatives tournent à plein régime pour imprimer les bulletins de vote

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L'imprimerie du groupe Morault, à Compiègne, doit imprimer la moitié des bulletins de vote pour le second tour. Une tâche cruciale, qui nécessite une extrême vigilance.

REPORTAGE

Le second tour de l'élection présidentielle, c'est dans dix jours. Pour l'imprimerie du groupe Morault à Compiègne, chargée d'alimenter en bulletins la moitié des 69.000 bureaux de vote, c'est aussi une course contre la montre qui démarre.

Une cadence frénétique. Les rotatives sont à fond. Chaque seconde, dix grandes feuilles de papier sortent. Chacune d'elles est ensuite découpée en 32 petits bulletins. Une cadence frénétique, car le défi est de taille. "Là, pour le deuxième tour, il n'y a plus que deux candidats. Ça fait 95 millions de bulletins de vote. Dès dimanche soir, 20h05, on va commencer à imprimer dans la nuit. Il faut que tout soit livré vendredi", explique le patron de l'imprimerie, Grégoire Morault, au micro d'Europe 1. "Ce qui fait que c'est compliqué, c'est le délai", estime-t-il, car "pas de bulletins de vote, pas d'élections". 

De multiples vérifications. Pour l'imprimerie, c'est 10 à 15% de chiffres d'affaires en plus sur le mois d'avril. Alors avant de lancer un si gros tirage, il faut vérifier plusieurs fois ce qui est écrit. "On saisit l'orthographe de chaque candidat. Et après ils sont validés par les préfectures, sous l'autorité du ministère de l'Intérieur", précise Grégoire Morault. "S'il y a une faute d'orthographe, ce serait la responsabilité de celui qui a validé le bon à tirer, pas la nôtre", prévient-t-il d'emblée.

Une coquetterie surprenante pour les électeurs parisiens. Au bout de la chaîne, à côté des gigantesques bobines de papier, des employés prennent des paquets de 1.000 bulletins, qu'ils entourent d'un élastique. Ensuite, il ne faudra pas se tromper dans les expéditions, car - fait étonnant - la police de caractère n'est pas la même partout. Les lettres sont un peu plus étroites en province, et un peu plus "sophistiquées" à Paris. Une drôle de coquetterie.