Des chiots éprouvettes sont nés aux Etats-Unis, une première mondiale

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Des chiots éprouvettes sont nés aux Etats-Unis, une première mondiale
Image d'illustration@ DAVID EBENER / DPA / AFP
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La technique, utilisée chez les humains depuis 1978, avait toujours échoué chez les chiens jusqu'à aujourd'hui. 

Les premiers chiots éprouvette sont nés aux Etats-Unis, marquant, après des décennies d'échecs, le succès d'une procédure de fécondation in vitro pour des chiens qui est déjà communément utilisée chez les humains depuis une trentaine d'années. Cette réussite, qui fait l'objet d'une publication mercredi dans la revue scientifique Public Library of Science ONE, ouvre la possibilité de préserver des espèces canines en danger d'extinction. Le premier bébé éprouvette humain est né en 1978 au Royaume-Uni, où cette technique a été mise au point.

Une portée de bâtards. La portée compte sept chiots nés en juillet, un mélange de beagle, de labrador et de cocker, tous en parfaite santé, a précisé Alex Travis, professeur de biologie de la reproduction à l'école vétérinaire de l'Université Cornell, qui a dirigé cette expérience. Au total ce sont dix-neuf embryons fécondés en laboratoire qui ont été transférés dans une chienne. 

Taux de succès de 80 à 90%. "On a essayé depuis le milieu des années 1970 la fécondation in vitro avec des chiens mais sans jamais réussir", rappelle Alex Travis. La difficulté s'explique par le fait que les cycles de reproduction des chiens sont différents des autres mammifères, ce qui rend difficile de féconder les ovocytes. Grâce à la technique développée pour surmonter ces difficultés ces chercheurs sont parvenus à un taux de succès de fécondation in vitro de 80 à 90%, précise le professeur Travis.

Reproduction possible une à deux fois par an. Un autre obstacle pour les chercheurs a été la congélation des embryons, ce qu'ils ont pu maîtriser dès 2013. Congeler les embryons permet de les insérer dans l'oviducte de la chienne (l'équivalent des trompes de Fallope chez les humains) au moment le plus propice de son cycle de reproduction, qui ne survient qu'une ou deux fois par an, expliquent ces scientifiques.