L'état de santé des étudiants en soins infirmiers est "préoccupant"

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L'état de santé des étudiants en soins infirmiers est "préoccupant"
@ JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP
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La Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers tire la sonnette d'alarme au sujet de la santé des étudiants qui, selon une récente enquête, se dégrade au fur et à mesure des trois années de formation.

La Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (Fnesi) tire la sonnette d'alarme sur la santé des étudiants à l'issue d'une enquête "stupéfiante" avec des résultats "vraiment préoccupants", révèle Le Journal du Dimanche.

Leur santé dégradée depuis le début de leur formation. Cette enquête "menée auprès de 14.055 étudiants en soins infirmiers" par la Fnesi du 23 février au 9 avril, via les réseaux sociaux, mails et par voie de presse, "révèle que la moitié des étudiants estiment que leur état de santé s'est dégradé depuis leur entrée en formation", écrit le JDD. Une précédente enquête en 2015, toujours de la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers, avait révélé que la formation était vécue comme "violente dans la relation avec les équipes encadrantes" pour 44,61 % d'entre eux.

Harcèlement. Dans cette nouvelle enquête, "plus d'un tiers des étudiants infirmiers déclarent avoir été harcelés par un soignant au cours de formation". "On a voulu en savoir plus sur cette souffrance et on a voulu obtenir des données concrètes pour pouvoir dresser un état des lieux. Même si nous étions conscients des problèmes, l'enquête est stupéfiante et certains résultats vraiment préoccupants," explique au journal Antoine Jourdan, vice-président de la Fnsei chargé de l'innovation sociale.

Épuisement et angoisses. Dans cette enquête, les trois-quarts (75,4%) des étudiants sondés se disent "épuisés physiquement", "un tiers sont sujets à des crises d'angoisse", et "un quart (26,2%) estiment être en mauvaise santé, voire en très mauvaise santé psychique", détaille le journal. "En croisant les données, nous avons aussi constaté que cela empire au fur et à mesure", souligne Antoine Jourdan. Ainsi, si un peu plus d'un tiers (36,6%) des étudiants en première année estiment que leur santé psychique s'est dégradée depuis leur entrée en formation, ils sont 52% en deuxième année puis 62,3% en troisième et dernière année, indique le JDD.