Xavier Bertrand : "il faudra intervenir au sol" contre Daech

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Le député-maire LR de Saint-Quentin était l'invité d'Europe 1 mardi.

INTERVIEW

François Hollande a annoncé lundi des vols de reconnaissance de l'armée française pour lutter contre Daech en Syrie. "Il faut qu'il aille beaucoup plus loin", a plaidé Xavier Bertrand au micro de Jean-Pierre Elkabbach, mardi sur Europe 1. "Je ne comprends pas pourquoi François Hollande hésite, attend, avant que l'on agisse dans le cadre d'une guerre totale et globale contre Daech". Comme Bruno Le Maire lundi, le député-maire Les Républicains de Saint-Quentin est favorable à l'envoi de troupes terrestres dans le cadre d'une coalition. "Nous ne réussirons pas seulement avec des vols d'intervention et des frappes aériennes", a-t-il estimé. "Nous ne pouvons pas intervenir seuls et en premier, mais au final, si on veut éliminer Daech, il faudra intervenir au sol aussi".

"Il faut que tout le monde se réveille". "Daech est aujourd'hui notre ennemi mortel, il veut nous anéantir", s'est alarmé Xavier Bertrand. "Il faut que tout le monde se réveille, il faut bien comprendre que ça ne s'arrangera pas naturellement". "Toute l'Europe doit se mobiliser contre Daech. La Turquie doit sortir de toute ambiguïté et les Etats-Unis doivent cesser de faire le strict minimum", a-t-il exhorté. "Nous ne réussirons pas à éliminer Daech sans avoir une stratégie globale et des alliés qui jouent clairement le jeu". Une intervention ne risque-t-elle pas de provoquer des pertes en vies humaines ? "Le pire des risques, c'est d'attendre qu'on soit frappés à nouveau", a répliqué Xavier Bertrand.

Migrants : "est-ce que vous pensez sincèrement qu'ils retourneront dans leurs pays ?" Interrogé sur la crise des migrants, Xavier Bertrand s'est opposé à une répartition par quotas. "Jamais les quotas ne seront en mesure de régler les problèmes", a-t-il asséné, invitant à prendre "le problème à la source". "On est toujours à traiter les conséquences, sans jamais regarder les causes", a-t-il déploré. En tant que maire, Xavier Bertrand n'est pas prêt à prendre en charge des demandeurs d'asile. "La ville de Saint-Quentin n'accueillera pas de nouveaux réfugiés", a-t-il affirmé. "Je ne sais pas les accueillir, les former, les intégrer, leur donner un emploi". Xavier Bertrand s'est aussi inquiété pour l'avenir : "est-ce que vous pensez sincèrement qu'ils retourneront dans leurs pays ?"

>> L'interview en intégralité :