Votation citoyenne : plus de 280.000 personnes pour la sortie du nucléaire

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Votation citoyenne : plus de 280.000 personnes pour la sortie du nucléaire
Les partisans d'une sortie du nucléaire sont largement majoritaires chez ceux qui ont répondu à la votation citoyenne.@ SEBASTIEN BOZON / AFP
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Près de 315.000 personnes ont participé à cette "votation citoyenne" sur la sortie du nucléaire initiée par La France insoumise, mouvement lui-même favorable à cette sortie.

Plus de 280.000 personnes se sont prononcées pour la sortie du nucléaire et en faveur du "100% renouvelable", lors d'une "votation citoyenne" organisée par La France Insoumise, soit la consultation "la plus grande jamais organisée" sur cette question, selon le parti.

93% des personnes favorables à la sortie. Près de 315.000 personnes en tout (âgées de plus de 16 ans) ont voté du 11 au 18 mars, soit dans l'un des 2.000 points de votation, soit en ligne. 93% se sont prononcées pour la sortie du nucléaire civil et militaire, un peu plus de 6% contre, ont indiqué des responsables LFI lundi, lors d'une conférence de presse à Paris.

LFI s'appuiera sur ce résultat et sur les "ateliers des lois" qu'elle organise pour présenter une proposition de loi à l'Assemblée nationale. "Nous sommes conscients que ce n'est pas une consultation officielle mais la forte participation qui en découle en seulement une semaine montre qu'il y a une forte aspiration à s'emparer de ce sujet", a affirmé la députée du Val-de-Marne Mathilde Panot, chargée de la campagne de son parti "Sortir du nucléaire pour le 100% renouvelable". 

"Hulot ne peut pas continuer à trahir" les engagements de 2015. "La France Insoumise continuera à être le relais pour la lutte anti-nucléaire et à être présente dans les luttes", notamment le 16 juin contre le projet "extrêmement dangereux" d'enfouissement des déchets nucléaires à Bar-le-Duc, a-t-elle ajouté. Selon Mathilde Panot, "cette votation engage aussi et surtout la responsabilité du gouvernement", qui "ne peut pas continuer à faire la sourde oreille et à s'entêter dans cette énergie alors que tous les éléments pragmatiques montrent que c'est une énergie dépassée". 

Le ministre de la Transition écologique et solidaire "Nicolas Hulot ne peut pas continuer, de manière complètement irresponsable, à trahir les engagements pris en 2015 de baisse de la part du nucléaire à 50% d'ici 2025 (dans la production d'électricité), ce qui nous paraissait déjà trop peu ambitieux", a insisté la députée.