Avortement, Poutine, Pécresse… Retrouvez les temps forts de l'interview de François Fillon

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Avortement, Poutine, Pécresse… Retrouvez les temps forts de l'interview de François Fillon
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L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, qui a crée la surprise au premier tour de la primaire, était l'invité spécial de la matinale d'Europe 1 à partir de 8 heures.

L'ESSENTIEL

Il espère conserver son avance. François Fillon est arrivé très largement en tête (44,1%) du premier tour de la primaire de la droite et du centre dimanche. Alain Juppé, longtemps donné favori, et qui espère désormais inverser la tendance, a déjà commencé à attaquer le programme du candidat, qu'il juge trop réactionnaire sur un plan social et économiquement irréalisable. Invité spécial d'Europe 1 mardi matin, François Fillon a répondu aux attaques de son adversaire, qui l'a notamment interpellé sur la question de l'avortement, et tenté de convaincre les auditeurs qu'il est le mieux placé pour incarner une alternance de droite en 2017.

>>Retrouvez les temps forts de la matinale spéciale avec François Fillon : 

8h30 : "Personne ne sera tricard". Le second tour n'est pas encore passé que François Fillon joue déjà l'apaisement et le rassemblement. L'ancien Premier ministre ne veut pas se priver des "talents" de certaines personnalités de droite sous prétexte qu'elles auraient rallié Alain Juppé. "Personne ne sera tricard. Tous les talents sont les bienvenus pour redresser le pays à condition d'adhérer au projet que je propose", a-t-il déclaré, en allusion à Valérie Pécresse. Concernant Xavier Bertrand, qui s'est bien gardé de prendre parti pour l'un ou l'autre des candidats à la primaire, François Fillon estime avoir "beaucoup de choses en commun" avec lui. Mais a refusé catégoriquement de dire s'il était possible qu'il devienne son Premier ministre en cas d'élection à la présidentielle. "Il y a beaucoup de profils de Premier ministre", a-t-il éludé. 


Fillon ouvre la porte à Pécresse et Bertrand...par Europe1fr

8h28 : "Encore une attaque inutile, politicienne, qui n'a pas de sens". En meeting à Toulouse mardi soir, Alain Juppé a tiré de nouveaux missiles contre François Fillon, dénonçant des "soutiens d'extrême droite" qui seraient apportés à son concurrent. Celui-ci a vertement répondu mercredi. "Je reçois surtout des soutiens du centre en ce moment. C'est encore une attaque inutile, politicienne, qui n'a pas de sens." Lui veut prendre de la hauteur. "Je présente mon programme aux Français et je ne tombe pas dans ces attaques qui ne sont pas dignes de l'enjeu de cette primaire, ni des candidats."

8h25 : "Poutine n'est pas un ami mais un interlocuteur". La proximité de François Fillon avec Vladimir Poutine est un autre sujet sensible à droite. Pour Alain Juppé, la politique étrangère de François Fillon, qui consiste à s'appuyer sur la Russie, comporte des risques. "J'ai travaillé avec Vladimir Poutine quand j'étais Premier ministre. Je me suis toujours battu avec lui. C'est un interlocuteur difficile. Pas un ami, mais un interlocuteur", s'est défendu le Sarthois. Selon lui, "la question de Poutine n'a aucun intérêt", la France étant obligée de travailler main dans la main avec Moscou. "Quel que soit le dirigeant russe, la Russie est le plus grand pays du monde. Est-ce qu'on essaie de stabiliser la Russie et de l'ancrer en Europe, ou est-ce qu'on s'en fiche de l'isoler, la provoquer et la pousser vers l'Asie ? Les menaces pour l'Europe à moyen et long terme, c'est la Chine."


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8h20 : God save madame Thatcher. Qu'on le compare à Margaret Thatcher ne le dérange nullement. François Fillon prend ça pour un compliment. Selon lui, "quand elle est arrivée, la Grande-Bretagne était par terre, on ne travaillait pas, les syndicats étaient tout puissants et l'industrie britannique s'en allait par pans entiers. Madame Thatcher a inversé la tendance, elle a remis l'Angleterre au travail, remis les syndicats à leur place. Aujourd'hui, les gouvernements britanniques profitent du travail qu'a fait madame Thatcher". 


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8h19 : "Mon programme ne changera pas". Soutenu par Sens commun, association politique issue de la Manif pour tous, François Fillon s'est défendu avoir fait des concessions. "Sens Commun a choisi de me soutenir sans que je change quoi que ce soit à mon programme. Mon programme ne changera pas après le deuxième tour de la primaire si je gagne, et ne changera pas après le premier tour de l'élection présidentielle si j'y suis présent."

8h18 : "Il y a une montée de l'intégrisme au sein de la communauté musulmane". François Fillon s'est montré très ferme à l'encontre du totalitarisme islamiste. "Je pense qu'il y a un mouvement de montée de l'intégrisme au sein de la communauté musulmane. Il faut combattre cet intégrisme, comme on a combattu dans le passé l'intégrisme catholique", a-t-il martelé. "Aucune tolérance à l'égard des intolérants." Selon lui, cette fermeté le différencie de son concurrent, Alain Juppé.

8h16 : "J'ai eu une formule maladroite sur la grossesse de NKM". En 2009, François Fillon a-t-il dit à NKM qu'elle ne pourrait pas être ministre car elle était enceinte ? L'ancienne ministre a confirmé ces propos, mardi. "J'ai eu une formule maladroite sur sa grossesse", a reconnu François Fillon. "Je l'ai appelé pour m'en excuser." L'ancien Premier ministre a cependant rappelé que NKM était à l'époque secrétaire d'État, et qu'elle l'était resté. "Elle a reconnu que cela faisait partie de mes qualités d'être capable de s'excuser d'une mauvaise plaisanterie."


François Fillon et l'avortement : Alain Juppé...par Europe1fr

8h12 : "Catholique, oui, tradi, certainement pas". Ses déclarations ambiguës sur le droit à l'avortement, et son conservatisme assumé sur les questions sociétales de manière générale, valent à François Fillon d'être sous le feu des critiques de son adversaire. Le Sarthois a répondu de façon virulente, mercredi. "Catholique, oui, tradi, certainement pas, réac' certainement pas, conservateur, certainement pas", a-t-il tonné. "Oui, j'ai des valeurs et je ne m'en excuse pas. Je crois à la famille, à l'autorité de l'État, au travail." Sur la question spécifique de l'IVG, François Fillon a rappelé que dans son livre, il avait écrit "que l'IVG est un droit pour les femmes et que personne ne reviendra dessus". "J'ai voté tous les textes qui permettaient d'améliorer l'accès de l'IVG pour les femmes. Alain Juppé se livre à des attaques basses. S'il dit cela, c'est pour faire planer un doute et je trouve ça inqualifiable", a-t-il poursuivi.


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