Avortement, 39 heures, "calomnie"... Retrouvez les temps forts de l'interview d'Alain Juppé

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Alain Juppé, qui est passé de favori à challenger de la primaire de la droite, était l’invité d’Europe 1 mardi matin à partir de 8 heures.

Cinq jours pour convaincre. Largement devancé par François Fillon au premier tour de la primaire de la droite dimanche soir, Alain Juppé est lancé dans un sprint final, avec l’ambition de renverser la tendance. Le maire de Bordeaux était l’invité spécial d’Europe 1 mardi matin. Pour convaincre les auditeurs que son programme, notamment en matière économique, est plus crédible et moins violent pour le portefeuille des Français. Il veut aussi se montrer plus moderne sur les thèmes sociaux et sociétaux.

>> Retrouvez les temps forts de la matinale spéciale avec Alain Juppé :

8h36. "J'ai été la cible d'attaques franchement dégueulasses". Alain Juppé conclut en dénonçant la calomnie dont il a parfois été victime. "Il faut dire aussi que j'ai été la cible d’attaques parfois franchement dégueulasses. . "La campagne qui a consisté à dire que j'avais construit à Bordeaux une gigantesque mosquée qui n'existe pas, la campagne qui a consisté à me baptiser 'Ali Juppé', la campagne qui a consisté à dire que j'avais des complaisances avec le salafisme et l'antisémitisme".  ", a-t-il énuméré. "C’est grave de faire une campagne de ce type et je n’ai entendu aucun de mes adversaires la condamner. Le problème, c'est que la bonne foi devant la calomnie est impuissante, surtout quand la calomnie est anonyme." 


Alain Juppé : "j'ai été la cible d'attaques...par Europe1fr

8h33. "Rassembler la droite et le centre". Le maire de Bordeaux rappelle qu'il est plus positionné au centre, notamment quand François Bayrou est évoqué. "Il me soutient, mais nous n’avons pas conclu de pacte. Ça a été utilisé contre moi, de façon assez habile", a-t-il regretté. "Mais je ne vais pas refuser le soutien de quelqu’un qui a appartenu à notre famille politique, je le rappelle. Je veux rassembler la droite et le centre et je reste sur cette ligne-là, parce que c’est cela qui nous permettra de gagner contre le Front national".


Alain Juppé : "Nous n’avons pas de pacte" avec...par Europe1fr

8h30. Une différence sur la Russie. Alain Juppé fait aussi entendre sa différence en matière de politique étrangère et en particulier sur la Russie,sur laquelle mise beaucoup François Fillon. "La Russie est un partenaire évident, il faut dialoguer avec. Il faut la rassurer, il faut faire baisser la pression. Mais il y a des points où je suis en désaccord", explique-t-il. "Premièrement, l’annexion de la Crimée. Le problème, c’est de ne pas se déculotter. Deuxièmement, sur l’Urkaine, François Fillon dit qu’il faut négocier un accord. Il existe, celui de Minsk. Troisièmement, la situation au Proche-Orient : priorité au combat contre l’Etat islamique, mais la France doit dire qu’il ne faut pas reconduire le régime de Bachar el-Assad."

8h25. Les services de renseignement fragilisés par les réformes d'avant 2012. Alain Juppé s'attaque aussi au bilan du Premier ministre François Fillon, en matière de sécurité par exemple. "Les services de renseignement méritent d’être renforcés. Le renseignement territorial a été très fragilisé par les réformes qui ont été faites avant 2012, par Nicolas Sarkozy et François Fillon, en particulier la suppression des renseignements généraux. Il faut renforcer les renseignements, mieux coordonner nos services", explique-t-il, avant de parler des effectifs des forces de l'ordre. "Pour lutter contre le terrorisme et effacer des zones de non-droit, qui sont inacceptables, nous avons besoin de renforcer les effectifs de police et de gendarmerie. Nous dire que ce n’est pas un problème d’effectifs (comme le dit François Fillon, ndlr), c’est méconnaître la réalité de la situation. Nous en avons supprimé 10.000 avant 2012, c’était une erreur", lance-t-il encore. 

8h20. "Le flou artistique" sur l'avortement. Autre angle d'attaque du maire de Bordeaux : les questions sociétales. "Il faut être clair sur les soutiens politiques. Fillon a le soutien de Sens commun, un mouvement politique qui a des positions extrêmement conservatrices et traditionnalistes", remarque-t-il. "Il y a certain points sur lequel il doit clarifier ses positions. Sur l’avortement, il a commencé par dire dans son livre que c’est un droit fondamental. Puis il est revenu sur sa position lors d’un débat. Il y a souvent du flou artistique. Je considère moi que c’est un droit fondamental, et je n’ai pas changé d’avis."


Alain Juppé : "que François Fillon clarifie sa...par Europe1fr

8h16. "Le programme de Fillon est trop dur". Alain Juppé développe d'entrée l'un des axes de sa campagne d'entre-deux-tours, attaquant le programme de son adversaire. "Son projet est trop dur et il amènera la société française dans une situation très difficile", juge-t-il. "On ne supprimera pas de 500.000 postes de fonctionnaires en trente ans. On ne fera pas passer le temps de travail de 35 à 39 heures dans la fonction publique du jour au lendemain, comme il le propose. Le programme de François Fillon n’est pas réaliste et il provoquera des blocages dans la société française."


Juppé : sur les 39 heures, Fillon n'est "pas...par Europe1fr

Pour le maire de Bordeaux, c'est aussi le tandem "Sarkozy-Fillon" qui se reforme. "Ce tandem qui se reconstitue montre bien que l’orientation générale du programme de François Fillon est très tourné vers la droite-droite".


Alain Juppé vise la "droite-droite" du "tandem...par Europe1fr8h05. Alain Juppé est arrivé dans la rédaction d'Europe 1. Il pénètre dans le studio Lagardère, prêt à répondre aux questions, dans un premier temps, de Thomas Sotto, puis à celles de Jean-Pierre Elkabbach.