Second tour : pénurie d'assesseurs en Bretagne

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Le bon déroulement du scrutin oblige à la présence de deux assesseurs, fournis par les candidats, dans chaque bureau de vote. Mais la disparition des deux partis de gouvernement au second tour complique le recrutement.

Qui va se dévouer pour tenir les bureaux de vote au second tour de la présidentielle ? Avec l’affiche inédite du second tour, et l’élimination des deux partis traditionnels qui fournissent, habituellement, le gros contingent des troupes veillant au bon déroulement des scrutins, l'inquiétude grandit autour du recrutement des assesseurs. À Brest, pour éviter une pénurie, la mairie a demandé aux deux partis vainqueurs du premier tour, mais aussi au PS et aux Républicains, de fournir de l'aide.

Pas d’assesseur FN. Au premier tour, le Front national n’avait pas un seul assesseur dans les 104 bureaux de vote brestois. Après un appel à candidature, seule une militante a proposé ses services pour le second tour. "On a vu notre permanence taguée une vingtaine de fois. Comment voulez-vous que des gens qui se sentent en insécurité au quotidien aille en plus s’afficher Front national dans les bureaux de vote ?", demande Patrick Le Fur, secrétaire du parti dans le Finistère. "Je ne peux pas leur imposer quoi que ce soit".

"Comment voulez-vous forcer les gens ?". À droite Les Républicains avaient fourni 115 assesseurs pour le premier tour, mais le 7 mais, ils resteront tous chez eux. "Il faut comprendre la déception des militants. On leur a volé l’élection. Comment voulez-vous forcer les gens ?", argumente Laurent Guillevin, délégué LR pour la deuxième circonscription du Finistère.

Les électeurs réquisitionnés.En Marche! devrait multiplier par deux ses effectifs, avec une cinquantaine d’assesseurs sur les 500 requis. Malgré la déroute, certains socialistes répondront présents. "Il me manque 116 personnes pour tenir les bureaux de vote dans 10 jours", précise François Cuillandre, le maire PS de Brest. "La règle, c’est que lorsqu’il n’y a pas trois personnes pour tenir le bureau de vote, le premier électeur qui rentre dans le bureau est réquisitionné". En conséquence, l’édile lance cette semaine un véritable SOS à sa population.