Sapin : pas touche aux jours fériés

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Sapin : pas touche aux jours fériés
Michel Sapin tient aux ponts de mai, et il le fait savoir.
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Malgré un chiffre de l’Insee, le ministre de l’Emploi a relativisé la portée des jours fériés en France.

Sapin aime les ponts de mai. "Je vais prendre quelques jours de repos", a annoncé Michel Sapin mardi sur Europe 1. Le ministre du Travail va donc, comme des millions de Français, sacrifier aux traditionnels ponts de mai. Des congés qui, ajoutés aux autres jours fériés de l’année, coûteront à l’économie française près de 2 milliards d’euros en 2013, selon l’Insee. Soit 0,1% de croissance. Un chiffre qui n’a pas impressionné Michel Sapin, qui a balayé la polémique naissante.

"Soyons raisonnables". Pour le ministre du Travail, tout cela "n’est pas nouveau, on a l’impression que ceci a un coût alors qu’il s’agit de prendre des RTT qu’on prendrait de toute façon. Il faut relativiser ce chiffre", a-t-il. "C’était la même difficulté que le mois de mai précédent et celui d’avant aussi. Et puis, compte tenu de cela, on supprime le 1er mai, on supprime le 8 mai, le 9 mai ? Vous allez voir ce que ça va donner. Soyons un peu plus raisonnables. Ça n’empêche pas de reprendre des forces pour travailler plus encore après", a-t-il insisté.

"D’accord pour que son voisin renonce…" Michel Sapin a également commenté le sondage selon lequel un Français actif sur deux serait prêt à renoncer à des jours fériés pour améliorer la situation économique du pays. "Je pense qu’il serait d’accord que son voisin renonce aux jours fériés", a souri le ministre.

"Travailler plus" vs "travailler mieux". Le ministre de du Travail a enfin opposé au "travailler plus" cher à Nicolas Sarkozy le "travailler mieux". "C’est le travailler de manière plus organisée. Le travailler avec une capacité d’investissement qui soit elle-même productrice d’emploi. Le travailler mieux pour préparer l’avenir, oui ça c’est possible", a détaillé Michel Sapin. "Mais le ‘travailler plus’, c’est quelque chose qui a été dit auparavant. Et qui a mené à l’échec dans lequel nous avons trouvé la France il y a un an".