Royal : "un gouvernement de fermeture"

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Royal : "un gouvernement de fermeture"
@ EUROPE 1
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Ségolène Royal "n’attend rien" du nouveau gouvernement et lance un appel aux centristes.

Sans surprise, le remaniement opéré dimanche par Nicolas Sarkozy s’est attiré les foudres de l’opposition. Ségolène Royal s’est ajoutée lundi sur Europe 1 au concert de critiques venues de la gauche.

Ecoutez Ségolène Royal :

"La fonction présidentielle humiliée"

"C’est un gouvernement de fermeture, qui ne tient pas compte de ce qu’ont dit les Français et dont on n’attend rien", a déploré la président socialiste de Poitou-Charentes. "Il y a un contraste entre gravité de la situation économique et sociale de notre pays et le manque de sérieux et de hauteur de vue."

Pour la candidate socialiste à l’élection présidentielle de 2007, ce remaniement est celui de l’affaiblissement de Nicolas Sarkozy. "Il n’a pas choisi son Premier ministre, imposé par sa majorité parlementaire. Il n’a même pas choisi le moment du remaniement, puisqu’il a dû revenir précipitamment du G20, humiliant ainsi la fonction présidentielle", a-t-elle énuméré. "Il fallait changer les hommes et la politique. Or, François Fillon est reconduit sur la même ligne. Il n’a rien fait de particulier. Il profite simplement de l’usure de Nicolas Sarkozy."

"Tendre la main aux centristes"

Ségolène Royal s’est également tourné vers les centristes, grands déçus du remaniement, en rappelant sa volonté d’ouverture au centre. "Je l’ai toujours dit, et je l’ai démontré dans région que je préside, puisque dès le premier tour, j’ai fait un accord avec les centristes", a-t-elle rappelé. "Il faut que la gauche tende la main aux centristes, en leur demandant de prendre leur autonomie. Ils ont été très maltraités".

Et quid des anciens ministres d’ouverture, comme Bernard Kouchner ? "Tous ceux qui voudront en finir avec le sarkozysme, c'est-à-dire ce pouvoir brutal qui dégrade notre pays. Tous ceux-là seront bienvenus", a clairement répondu Ségolène Royal. "Et ce sera d’autant plus facile si les socialistes défendent farouchement leur unité et s’ils sont capables, et ils le sont, ils le seront, de proposer une alternative enthousiasmante et crédible.