Retailleau : "le département, grand perdant de la campagne"

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INTERVIEW E1 - Le président du groupe UMP au Sénat regrette la nationalisation des élections départementales.

L'INFO. Lundi soir, Manuel Valls et Nicolas Sarkozy, tous les deux en meeting dans l'Essonne, ont échangé les coups. Une stratégie de nationalisation du scrutin qui ne convainc pas tout le monde. Mais pour Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs UMP invité mardi matin d'Europe 1, "le grand perdant de cette campagne, c'est le département ! On aura parlé de tout dans la campagne nationale, sauf du département. Quand on oublie les projets, la vie quotidienne des Français, l'emploi, l'école, qui sont gérés par le département, alors la politique se réduit à un jeu de petites phrases, une querelle d'égos, et c'est bien dommage…"

"Valls a parlé de tout sauf des départements". Faire du Front national un ennemi désigné, et ainsi nationaliser les enjeux du scrutin, est une stratégie qui ne plait définitivement pas au président du Conseil général de Vendée. "La dimension nationale est grande car la France va mal, entre terrorisme et chômage de masse. Valls, qui a voulu détruire les départements, a parlé de tout sauf des départements parce qu'il est le plus mal placé pour en parler".

"Il y a une instrumentalisation de la gauche vis-à-vis du FN". Interrogé sur le slogan "FNPS" utilisé par Nicolas Sarkozy - "si vous votez FN au premier tour, vous aurez un élu PS", a encore répété le président de l'UMP lundi soir -, Bruno Retailleau a botté en touche : "Manuel Valls a choisi une stratégie : ne pas parler des départements et installer le FN en vedette des élections. C'est une faute politique. Il y a une instrumentalisation de la gauche vis-à-vis du FN contre la droite."

"On va voter la loi Macron, mais…" Jeudi, Bruno Retailleau va recevoir en tête-à-tête Emmanuel Macron, dont la loi sera prochainement débattue au Sénat. Les sénateurs UMP envisagent-ils de voter cette loi ? "On va la voter, mais pas telle qu'elle est. Aujourd'hui, c'est une réformette. Il y a de bonnes choses, que l'on va consolider, comme sur l'épargne salariale ou le détricotage de la loi Duflot. Mais c'est insuffisant".

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