Régionales : Les Républicains partent à la chasse… aux chasseurs

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Régionales : Les Républicains partent à la chasse… aux chasseurs
@ ALAIN JOCARD / AFP
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Nicolas Sarkozy compte bien séduire cet électorat potentiel de trois millions de personnes.

INFO EUROPE 1

Les régionales approchent à grand pas et Nicolas Sarkozy, qui a repris en main sa famille politique il y a un peu plus d'un an, ne veut pas manquer son coup. Dans cette optique, son parti a décidé de s'intéresser de près aux… chasseurs. En France, on compte 1,4 million de permis de chasse. Un électorat non négligeable pour la droite, qui ne veut pas se faire damner le pion par le Front national en décembre prochain.

"Il a compris l'importance de ce vote". Nicolas Sarkozy a donc passé la consigne à ses candidats,mercredi : ils doivent prendre rendez-vous avec les fédérations de chasseurs de leur zone. "Il a compris l'importance de ce vote", explique Pierre Charon, sénateur de Paris, et surtout "monsieur chasse" de la droite. "Les chasseurs et leur famille, ça représente trois millions de personnes", poursuit ce proche de l'ancien chef de l'Etat. Des électeurs à ne pas négliger, d'autant plus que beaucoup d'entre eux sont tentés - voire déjà convaincus - par le Front national.

Un atout face au FN. La droite cherche donc à se rattraper. Nicolas Sarkozy a d'ailleurs rencontré des chasseurs de la fédération nationale en juillet pour leur proposer des places éligible aux régionales. Sauf que quelques candidats avaient déjà pris les devants, comme Xavier Bertrand, qui affronte Marine Le Pen dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, où il y a 115.000 chasseurs, forcément précieux. L'ancien ministre, également candidat à la primaire de 2016, a donc promis aux chasseurs un élu par département et la présidence de la commission environnement.

Cette opération séduction de la droite va loin. Pour preuve, les secrétaires nationaux du parti ont ainsi reçu par mail l'éditorial de la fédération de chasse du Pas-de-Calais, qui critiquait Florian Philippot, numéro 2 du FN, pour sa visite à Brigitte Bardot cet été. Une manière de leur montrer que cet électorat n'est pas perdu pour les sarkozystes.