Raffarin : "Un président de 39 ans, dans le monde, ça crée un certain souffle"

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L'ancien chef du gouvernement, président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat, a évoqué mardi au micro d'Europe 1 la vision que les responsables politiques à travers le monde portent sur Emmanuel Macron.

INTERVIEW

À l'issue d'une présidentielle qui a porté le Front national au second tour, l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron est regardée d'un bon œil sur une grande partie du globe. "La France a repris des couleurs. Il y a une image de la France aujourd'hui qui est extrêmement valorisante", a relevé Jean-Pierre Raffarin mardi, au micro d'Europe 1. "Un jeune président Français de 39 ans, dans le monde, de nos jours, ça crée un certain souffle".

"Le travail de la France". "Le monde entier avait peur du Front national, du protectionnisme, de la fermeture, que la zone euro éclate. Il y a eu le Brexit, l'Autriche, les menaces aux Pays-Bas et finalement deux Français sur trois donnent le sentiment d'avoir stoppé cette vague de la fermeture", souligne l'ancien Premier ministre. "Partout de la Chine au Moyen Orient, en Afrique et ailleurs, on se dit que les Français ont fait le travail de la France : stopper les extrémismes", assure-t-il alors qu'il revient tout juste, en tant que président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat, du sommet international de Pékin des "Routes de la soie", lors duquel il a croisé de nombreux dirigeants.

La "bienveillance" de Vladimir Poutine. Jean-Pierre Raffarin raconte ainsi "l'attitude bienveillante" qu'a manifesté Vladimir Poutine pendant cet événement à l'égard du nouveau président de la République. "À un chef d'Etat qui disait qu'il n'a pas beaucoup d'expérience, il a demandé combien de temps Emmanuel Macron avait été ministre. Je lui ai dit : 'deux ans', et Vladimir Poutine a dit : 'deux ans, ça suffit largement pour avoir l'expérience d'un président'".

"Tout cela, comme en politique intérieure, ne doit pas être déçu", avertit cependant le sénateur de la Vienne, alors qu'Emmanuel Macron reçoit mardi les syndicats à l'Elysée en vue de lancer la réforme du code du Travail promise pendant la campagne.