Proposition de loi sur les "fake news" : Franck Riester tacle Éric Ciotti et Les Républicains

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :

Franck Riester, député Agir et ancien membre des Républicains, a critiqué son ancienne famille politique qui se perd selon lui dans une opposition de principe au gouvernement.

INTERVIEW

L'Assemblée nationale discute jeudi de deux textes destinés à lutter contre "les manipulations de l'information". Cette proposition de loi doit permettre à la justice de faire cesser en référé la diffusion de fausses informations durant les périodes pré-électorales et électorales pour des scrutins nationaux. Si La République en marche défend mordicus une loi qu'elle juge absolument nécessaire, l'opposition dénonce un texte en forme de poudre aux yeux, inapplicable voire dangereux.

"Un vrai enjeu démocratique". Pour le député Franck Riester, membre du groupe Agir et ex-Les Républicains, "il est important que le parlement se saisisse de cette question". "Ce n'est pas à travers cette loi qu'on va régler tous les problèmes, loin s'en faut. (…) Mais la question de ces 'fake news' est un vrai enjeu démocratique", a-t-il défendu dans Village Médias sur Europe 1 jeudi matin.

"Contre tous les textes proposés par le gouvernement". Parmi les opposants à la loi, certains dénoncent son aspect liberticide. Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, mais aussi Éric Ciotti ont fait connaître le scepticisme, quand ce n'est pas leur objection totale. Mais pour Franck Riester, il ne s'agit là que d'une opposition systématique et irréfléchie de son ancienne famille politique à l'égard de la majorité. "Éric Ciotti et Les Républicains sont quand même souvent assez contre tous les textes qui sont aujourd'hui proposés par le gouvernement par principe", a-t-il commenté.

S'il convient de la difficulté d'arbitrer s'il s'agit d'une information vraie ou fausse - "surtout dans un délai aussi court" de 24 heures - Franck Riester se dit "convaincu" "qu'il faut regarder tous les leviers qui nous permettrons, en France, en Europe et dans le monde, de progresser sur cette question" des "fakes news".