Primaire de la droite : cinq choses à savoir sur le débat de la dernière chance

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Primaire de la droite : cinq choses à savoir sur le débat de la dernière chance
À quelques heures de cette rencontre décisive, les candidats doivent, pour certains, conforter leur avance, et pour d’autres, parvenir à faire bouger les lignes.@ Christophe Russeil/ FTV
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Candidature de Macron, remontée de Fillon… à quelques heures du troisième et dernier débat avant le vote de dimanche, les cartes de la primaire se brouillent. 

Dernière ligne droite et dernière occasion de glaner des voix supplémentaires. Les sept candidats de la primaire de la droite et du centre débattront jeudi pour la dernière fois avant le premier tour, dimanche 20 novembre. Diffusé par Europe 1, en partenariat avec France 2 et la presse régionale, ce troisième échange, - entre Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Frédéric Poisson et Jean-François Copé -, tournera notamment autour de l’Europe, de l’éducation, de la jeunesse, de la protection sociale, et d’autres thèmes, tous sélectionnés par les Français via un sondage Harris-Interactive. À quelques heures de cette rencontre décisive, les candidats doivent, pour certains, conforter leur avance, et pour d’autres, parvenir à faire bouger les lignes.

Fillon sous les projecteurs. Ces derniers jours, l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy opère une importante remontée dans les sondages. Une dernière enquête BVA le donne en hausse de sept points (18%) au premier tour par rapport à septembre. Si une marge assez importante le sépare encore du duo de tête formé par Alain Juppé (37%) et Nicolas Sarkozy (29%), dans l’entourage du candidat, on veut croire à ses chances de bousculer les pronostics. "Ce sera la surprise de dimanche prochain", a estimé son porte-parole Jérôme Chartier, sur Europe 1. Jeudi, tout l’enjeu de François Fillon sera donc de conforter sa dynamique.

Aller chercher l'électeur. Qui va aller voter à la primaire ? Une question complexe dans la mesure où la droite se livre, avec ce vote, à un exercice inédit. Deux scénarios possibles se dessinent, comme l’indique Antonin André, chef du service politique d’Europe 1 ; alors qu’une large mobilisation (3,5 millions d’électeurs) pourrait conforter Alain Juppé, qui a fait campagne au centre, dans sa position de rassembleur, un taux plus faible de participation (moins de 2,5 millions d’électeurs) sera certainement favorable à Nicolas Sarkozy dans la mesure où le noyaux dur de l’électorat de droite, où se trouvent les sympathisants de l’ancien président de la République, pourrait davantage peser sur le scrutin. Les deux adversaires devraient donc continuer, jeudi, à creuser la ligne qu’ils défendent depuis le début de la campagne : l’apaisement face au virage à droite.

L'ombre de Macron. L’ancien protégé de François Hollande a mis fin à des mois de faux suspense autour de sa candidature, en annonçant mercredi son intention de briguer l’investiture présidentielle. Un nouveau coup dur pour la gauche, qui continue de se morceler à six mois de l’élection. "C’est très embêtant", a reconnu sur France 2 Jean-Christophe Cambadélis, le patron du PS. Mais la droite n’est pas en reste non plus, dans la mesure où l’ex-ministre de l’Economie, qui veut dépasser le clivage gauche/droite, glane aussi des points chez Les Républicains. Avec 57 % d’opinions positives selon le baromètre Elabe d'octobre, il est le 3e personnage politique préférée des sympathisants de la droite et du centre, juste devant Bruno Le Maire, autre promoteur du renouveau.

"Vous voulez une politique de gauche ? Votez pour Hollande et Macron. Vous voulez une politique de droite ? Allez voter à la primaire", a balayé mercredi Laurent Wauquier, président par intérim des Républicains, au micro d’Europe 1. Jeudi soir, les sept candidats devraient, eux-aussi, avoir à cœur de remettre les points sur les i.

Un double débat. Jeudi, à partir de 20h55, les candidats auront chacun une minute trente pour répondre aux différentes questions qui leur seront posées, avec un droit d’interpellation des autres concurrents. S’en suivra une seconde partie, baptisée "le débat" et encadrée par David Pujadas et Jean-Pierre Elkabbach, où ils échangeront directement entre eux.

En parallèle, Europe 1 organise dans ses studios une "battle des militants" ; sept soutiens différents, sélectionnés par concours sur Twitter, viendront défendre leur poulain en réagissant en direct sur Facebook à ce troisième débat.