Prières de rue : pour Valérie Pécresse, "il ne faut pas que l'État recule"

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Invitée du "Grand rendez-vous" dimanche, la présidente LR de la région Île-de-France est revenue sur sa participation à une manifestation d'élus à Clichy-la-Garenne, vendredi. 

INTERVIEW

"J'ai pris une décision, c'est d'être toujours là quand j'ai le sentiment que la République recule", a justifié Valérie Pécresse, invitée du Grand rendez-vous Europe 1-Les Échos-CNEWS, dimanche, deux jours après sa participation à une manifestation visant à empêcher la tenue d'une prière de rue à Clichy-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine. Aux côtés d'une centaine d'élus, la présidente de la région Île-de-France avait brandi des banderoles proclamant "Stop aux prières de rue illégales" et chanté La Marseillaise, vendredi. 

Un "besoin d'ordre". "Nos concitoyens ont besoin d'ordre, ils ont besoin que l'espace public, la rue, soient paisibles", a poursuivi Valérie Pécresse. "À Clichy, ce n'est rien d'autre qu'un rapport de force que les associations musulmanes essaient d'instaurer avec la mairie. Il ne faut pas que l'État recule, il ne faut pas que la République baisse la tête." Et d'ajouter : "Si on se met à établir un rapport de force avec l'État, on doit le perdre et être verbalisé." La présidente de la région Île-de-France s'est cependant prononcée contre une loi interdisant les processions religieuses dans la rue. "Je suis pour une laïcité apaisée, qui ne nie pas le droit de croire ou de ne pas croire. Mais on ne prie pas dans la rue quotidiennement, on a des lieux de culte", a-t-elle asséné. 

Un "concordat pour un islam républicain". Valérie Pécresse a également rappelé son souhait de créer un "concordat pour un islam républicain", pour que "les lois de la République l'emportent toujours sur les lois religieuses". Citant notamment "le prêche en français", "la formation aux lois de la République" et l'interdiction de vente de la burqa, la présidente de la région Île-de-France a affirmé vouloir travailler "avec l'ensemble des responsables de l'islam". Les imams devraient-ils être salariés de l'État dans le cadre de ce concordat ? "Il faut en discuter", a répondu l'élue.