Présidentielle : un nouvel organigramme pour Hamon, avec Peillon et Montebourg

  • A
  • A
Présidentielle : un nouvel organigramme pour Hamon, avec Peillon et Montebourg
@ JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP
Partagez sur :

Après avoir conclu un accord avec l’écologiste Yannick Jadot, le candidat socialiste a présenté dimanche une nouvelle gouvernance pour sa campagne. 

Des anciens rivaux, des frondeurs, des membres de la société civile, et… quelques vallsistes. Benoît Hamon a dévoilé dimanche la nouvelle gouvernance politique de sa campagne présidentielle. En tout, cet organigramme comporte une soixantaine de membres, selon un document transmis à la presse. Dévoilé quelques jours après l'accord avec l'écologiste Yannick Jadot, cette nouvelle équipe pourrait encore être amenée à changer, car elle n'intègre pas les proches du désormais ex-candidat. 

Montebourg et Peillon en bonne place. Le fait le plus marquant de ce nouvel organigramme, c’est donc l’entrée dans l’équipe de campagne de deux anciens rivaux de Benoît Hamon à la primaire socialiste. Aranud Montebourg est ainsi nommé "Haut représentant" auprès du candidat, "chargé des relations internationales", alors que Vincent Peillon est "conseiller politique". Autres nouveaux entrants : Mathias Fekl, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, chargé d'une "mission Agenda 2017", Philippe Martin, ancien ministre de l'Environnement, responsable d’une "mission Energies 2025" et Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au Numérique, chargée d'une "mission Innovation 2025".

Les frondeurs en force. Sans surprise, l’aile gauche du PS, celle des frondeurs, qui ont empoisonné une bonne partie du gouvernement de Manuel Valls à l’Assemblée, est très représentée. dont le "frondeur" Christian Paul (Défense), l'ancien syndicaliste Edouard Martin (emploi industriel, reconversion) ou encore la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann (services publics) sont de la partie, comme Pouria Amirshahi (Coopération internationale), Yann Galut (Lutte contre l’évasion fiscale) ou Laurent Baumel (Politique industrielle)

Les vallsites plutôt discrets. A l’inverse, les soutiens de Manuel Valls ne sont pas très nombreux. Citons ainsi Elsa Di Méo, chargée des luttes contre les discriminations, ou encore Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer, à la tête d’une coordination des élus des outremers. Quant à Luc Carvounas, chargé du Conseil des parlementaires, il se voit adjoindre une nouvelle co-animatrice, Laurence Dumont, soutien de Benoît Hamon pendant la campagne de la primaire.

Place à la société civile. A côté de ces politiques professionnels, plusieurs personnalités de la société civile composent une gouvernance citoyenne. Sont ainsi nommés conseillers auprès du candidat l'économiste Thomas Piketty (traité budgétaire européen), la sociologue Dominique Méda (travail) ou l'ancien magistrat Eric de Montgolfier (justice). Citons aussi Salah Amokrane, membre des Motivé.e.s et frère des chanteurs de Zebda, Mustapha et Hakim Amokrane.