Pour Michel Rocard, la COP21 sera réussie si...

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Invité d'Europe Nuit lundi, l'ancien Premier ministre Michel Rocard a listé les clés du succès éventuel de la COP21, qui vient de s'ouvrir à Paris.

INTERVIEW

Invité d'Europe Nuit lundi, l'ancien Premier ministre Michel Rocard a expliqué ce qui serait pour lui un "bon accord" entre les pays participants à la COP21 qui vient de s'ouvrir à Paris.

Un diagnostic commun. Selon Michel Rocard, le premier succès serait que tous les pays soient d'accord sur le diagnostic. "L’Arabie Saoudite - plus ou moins la Russie - disent que le réchauffement climatique est soluble. Si on enregistre une diminution de cette pensée, ça permettra de meilleures négociations de détails ensuite", a-t-il estimé.

Partage des bonnes idées. Autre source potentielle de satisfaction selon Michel Rocard : la "confrontation d’expériences, de techniques nouvelles" pour consommer moins d'énergies fossiles et émettre moins de gaz à effet de serre.

Entendu sur Europe 1
Je suis quinze fois grand-père et j’ai un peu honte que ma génération laisse aux générations suivantes un monde en bien plus mauvais état qu’il n’était quand il m’a fait l’honneur de m’accueillir.

Les objectifs que se fixeront les pays pour eux-mêmes sont également l'une des composantes de la réussite de la COP21. Lors de la dernière conférence pour le climat à Copenhague, "la somme des engagements des Etats était complètement insuffisante", a déploré l'ancien Premier ministre.

Des mesures contraignantes.Au premier jour de la COP21, Michel Rocard souhaite voir sur la table des "mesures de nature mondiale, et plus seulement nationale ou locale, et qui soient obligatoires, contraignantes". En clair, que chaque Etat soit obligé d’exécuter les décisions prises en commun. L'ancien Premier ministre désire voir naître un "organe, une justice pour observer et sanctionner" les pays dont les engagements écologiques ne sont pas tenus.

"Un peu honte". Michel Rocard, qui est aussi ambassadeur de France chargé de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique, attend beaucoup des pays engagés dans la COP21. "Je suis quinze fois grand-père et j’ai un peu honte que ma génération laisse aux générations suivantes un monde en bien plus mauvais état qu’il n’était quand il m’a fait l’honneur de m’accueillir", a-t-il confié.