Nouvelle perquisition dans les bureaux de Jean-Marie Le Pen

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Nouvelle perquisition dans les bureaux de Jean-Marie Le Pen
Jean-Marie Le Pen.@ AFP
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Une nouvelle perquisition a eu lieu mardi dans les bureaux de Jean-Marie Le Pen dans le cadre de l'enquête sur la rémunération d'assistants du FN.

Une nouvelle perquisition a lieu mardi dans les bureaux de Jean-Marie Le Pen à Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine, dans le cadre de l'enquête sur les assistants parlementaires des députés européens du parti, a-t-on appris auprès de son avocat. Cette perquisition a été menée en présence du président d'honneur du Front national.

Soupçons sur la rémunération des assistants. "Elle a été ordonnée par le parquet de Paris qui a reçu des éléments de l'Office européen de lutte antifraude", lui-même saisi par le Parlement européen. "Cette fois on s'intéresse aux ordinateurs", a dit Frédéric Joaquim. Les interrogations portent sur des salaires versés à 20 assistants apparaissant dans l'organigramme du FN, laissant supposer qu'ils sont affectés à d'autres tâches que leurs seules fonctions parlementaires.

Une précédente perquisition en novembre. Frédéric Joaquim a protesté contre l'interdiction qui lui a été signifiée d'assister à la perquisition. "C'est contraire au droit", a-t-il dit. En novembre dernier, les enquêteurs avaient déjà perquisitionné les bureaux de Jean-Marie Le Pen à Saint-Cloud dans une enquête portant notamment sur des faits supposés de blanchiment de fraude fiscale. Ils avaient également perquisitionné l'ex-domicile du fondateur du FN à Rueil-Malmaison, son domicile actuel à la Celle-Saint-Cloud ainsi que le domicile de son assistant personnel Gérald Gérin.

Violence judiciaire injustifiée selon Le Pen. Jean-Marie Le Pen s'était indigné d'une "violence judiciaire injustifiée" et de méthodes "dignes d'un Etat policier", les enquêteurs ayant notamment forcé son coffre-fort. Cette enquête visant le cofondateur du FN, en rupture de ban avec son parti, avait été ouverte en juin par le parquet national financier (PNF). Elle porte sur des faits présumés de blanchiment de fraude fiscale et d'omission de déclaration de patrimoine à laquelle sont astreints les parlementaires. Elle est consécutive à des signalements de la cellule anti-blanchiment de Bercy (Tracfin) à propos d'un compte bancaire caché à l'étranger, et de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Un compte avec 2,2 millions d'euros. Jean-Marie Le Pen a démenti posséder un compte à l'étranger. Mais fin avril, le site Mediapart avait, sur la base du signalement de Tracfin, évoqué un trust géré à Genève, dont l'ayant droit serait l'assistant personnel de Jean-Marie Le Pen. Selon ce signalement, le trust comprendrait un compte abondé à hauteur de 2,2 millions d'euros, dont 1,7 sous forme de lingots et de pièces d'or.