"Nathalie Arthaud, c'est un vote de dignité"

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Les militants Lutte ouvrière sont rassurés : Nathalie Arthaud a obtenu ses 500 parrainages pour l'élection présidentielle. De quoi donner un nouvel élan à leur campagne ?

REPORTAGE

Combien y aura-t-il de candidats au premier tour ? Réponse dans quelques jours. Samedi, Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu'il disposait des 500 parrainages. C'est le cas aussi de Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte Ouvrière. Ses militants sont mobilisés sur le terrain. Ils essaient de convaincre les électeurs de gauche très indécis et tentés par un vote utile en faveur des gros candidats. Reportage.

Un tract de Nathalie Arthaud dans les mains, Jean-Pierre passe le plus clair de ses journée à arpenter les rues de Paris pour faire connaitre sa candidate. Et depuis que la représente de Lutte ouvrière a annoncé l'obtention des 500 parrainages en vue de l'élection présidentielle, c'est beaucoup plus simple...

Entendu sur Europe 1
Ce n'est pas une politicienne, elle ne fait pas partie du sérail.

"Il y a un mois, personne ne savait que Nathalie Arthaud était candidate", assure-t-il. "Maintenant, ça y est, le nom est connu." L'occasion de défendre une femme qui "n'est pas une politicienne, ne fait pas partie du sérail."

Vote "de dignité" contre vote utile. Aurélie, infirmière dans le secteur publique, défend à ses côtés celle qui, pour elle, est la seule aux côtés des travailleurs : "Il y a quand même plein de gens qui avaient voté Hollande qui sont démoralisés, qui sont écœurés de la situation. Que ça soit les congés payés, les diminutions de temps de travail, on les a obtenus parce qu'il y a eu des luttes, des grèves, des manifestations." Désormais, en votant Nathalie Arthaud, il s'agit de "montrer qu'il y a des travailleurs qui relèvent la tête. C'est un vote de dignité."

Beaucoup d'électeurs sont sceptiques, et hésitent à voter pour l'extrême gauche, notamment par crainte d'un second tour dont la gauche serait éliminée. "On a tous ça en tête", explique une passante, quand Rémi avance que "le premier tour peut au moins servir à s'exprimer". Pour lui, l'urgence est simple : ramener vers la gauche, les ouvriers tentés par les idées du Front national.