Marine Le Pen échoue à former un groupe au Parlement européen

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Marine Le Pen échoue à former un groupe au Parlement européen
Marine Le Pen et l'europhobe néerlandais Geert Wilders n'ont pas réussi à former une alliance suffisamment large pour pouvoir former un groupe au parlement européen.@ Reuters
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INFO E1 - Pour la première session, le FN sera privé de groupe à Strasbourg.

L’INFO. Avant même la tenue des élections européennes, Marine Le Pen ne rêvait que de ça : constituer un groupe au parlement de Strasbourg afin d’avoir les moyens de peser dans l’Hémicycle. Alors depuis l’éclatante victoire du FN aux élections européennes, sa patronne s’activait pour trouver des partenaires. Lundi, Florian Philippot, son bras droit, annonce toutefois à Europe 1 que le FN n’a pas réussi : "nous étions plusieurs partis, mais il en faut de sept pays et cette fois là, ce n’est pas passé".

"On aurait préféré en avoir un". L’aveu doit lui coûter tant Marine Le Pen s’est démenée. En vain. "Pour l’heure, non on n’a pas de groupe pour la première session du 1er juillet parce que nous avons fait le choix de la cohérence politique", a reconnu le député européen. "Pas un groupe à tout prix, mais un groupe à condition que ça ait un sens politique. Et nous privilégions la qualité à l’idée d’avoir un groupe pour simplement avoir un groupe", poursuit le vice-président du FN.

Jean-Marie Le Pen et marine le pen

© Reuters

Non, ce n'est pas un claque. Sans surprise, Florian Philippot relativise cet échec. "Non, ce n’est pas une claque. On aurait préféré en avoir un, mais on peut toujours le faire dans les cinq ans, il n’y a pas de date butoir. Le principal est que nous soyons là", estime-t-il, avant de conclure : "on pèsera pour faire des majorités afin de faire barrage aux transferts de souveraineté par exemple. Et on fera le maximum pour peser."

Un parti polonais trop sulfureux.Si le FN n'est pas parvenu à regrouper au moins 25 députés venus de sept pays différents, c'est aussi en raison de la nature de ses alliés potentiels. Pas de problème pour le PVV néerlandais de Geert Wilders, le Parti de la liberté autrichien (FPÖ), la Ligue du Nord italienne et le Vlaams Belang flamand (Belgique). Mais cela a bloqué avec le parti polonais Congrès de la Nouvelle droite (KNP), dont les positions homophobes dérangent notamment Geert Wilders. "Le PVV a vraiment envie de former une fraction, mais pas à n'importe que prix", a soutenu l'europhobe néerlandais, selon lequel son parti devrait "construire un pont trop important" pour collaborer avec le KNP, qui souhaite par exemple abolir le droit de vote pour les femmes.

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