Marche pour une VIe République : Jean-Luc Mélenchon exhorte ses militants à "l’insoumission"

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Marche pour une VIe République : Jean-Luc Mélenchon exhorte ses militants à "l’insoumission"
Jean-Luc Mélenchon a conduit une "Marche des insoumis" samedi à Paris.@ BERTRAND GUAY / AFP
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Le candidat de La France insoumise a poussé samedi ses partisans à "une insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle", à l'issue de sa marche pour la 6e République.

Avec une horde de militants, de drapeaux français et aux cris de "Résistance !", Jean-Luc Mélenchon a conduit samedi une "Marche des Insoumis" dans la capitale. De la place de la Bastille à celle de la République, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé pour défendre l'instauration d'une sixième République, ligne fondatrice du programme de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle. Selon les organisateurs, 130.000 personnes étaient présentes. Une démonstration de force politique, comme l'avait espéré Jean-Luc Mélenchon.

Une marche symbolique. Rassemblés depuis le matin à Bastille, les militants, dont certains étaient arrivés en car de province, ont marché, dans une ambiance bon enfant, aux cris de "fin de la monarchie présidentielle", "règle verte", "protéger les biens communs" ou encore "IVG dans la Constitution", avant de rejoindre la place de la République. Beaucoup d’entre eux portaient le bonnet phrygien et un drapeau tricolore. Le cortège a rejoint la place de la République, où se sont sont succédées interventions d’artistes et de représentants politiques, en attendant celle de leur candidat, très en retard. Et très bavard.

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Crédit photo : AFP

Exaltation à "l’insoumission". "Nous voici pour proposer la 6e République sur cette place où fut annoncée la 5e dont nous voulons tourner la page", a déclaré à la tribune Jean-Luc Mélenchon. "Ceci est une manifestation politique, une insurrection citoyenne, contre la monarchie présidentielle", a-t-il martelé lors d’un discours chargé de références historiques, exhortant la foule à "l’insoumission" par le bulletin de vote. "La Constitution de la 5e République a été taillée sur mesure pour un homme exceptionnel, dans des conditions exceptionnelles, pour faire face à un contexte exceptionnel. Ce temps est révolu", a lancé Jean-Luc Mélenchon.

Le candidat entend donc réécrire la Constitution, avec la participation d’une assemblée constituante, "mettant ainsi fin au régime des hommes providentiels" : "écrire une Constitution, c’est décrire le type de société dans laquelle on veut vivre, en disant quels sont les droits que l’on se reconnaît les uns envers les autres et envers la nature", a-t-il détaillé. Selon lui, "si tant de décisions destructrices ont été prises", c'est à cause de la Constitution actuelle. "Il faut donc que tout soit désobéi et rediscuté", a-t-il estimé sous les  applaudissements, promettant de soumettre les traités à référendum. Déroulant à nouveau les mesures de son programme, Jean-Luc Mélenchon s’en est pris, pêle-mêle, à l’Union européenne, au système financier ou à l’extrême droite. Classique. Et de conclure en invitant la foule à crier "Dégagez !".