Manuel Valls interpellé par un homme sans nouvelles de sa fille

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Manuel Valls interpellé par un homme sans nouvelles de sa fille
A la Gare du Nord, dimanche 15 novembre 2015. Un échange entre Manuel Valls et un père sans nouvelles de sa fille qui assistait au concert du Bataclan, vendredi soir lors de l'attentat@ AFP
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Ce père de famille affirme être sans nouvelles de sa fille qui se trouvait au Bataclan, vendredi soir, lors de l'attaque.

Le Premier ministre Manuel Valls a été interpellé dimanche, alors qu'il saluait les forces de l'ordre gare du Nord, par un homme affirmant être sans nouvelles de sa fille qui se trouvait au Bataclan le soir de l'attentat, a constaté un journaliste de l'AFP. 36 heures après, les recherches se poursuivent. Certaines victimes - blessés graves ou décédés - ont été identifiées mais les autorités ne savent pas toujours comment joindre les familles, faute de coordonnées.

"C'est inadmissible !". "Monsieur le ministre! Depuis deux jours, je ne peux même pas avoir de nouvelles de ma fille, qui était au Bataclan. Il n'y a personne qui soit capable de me donner des nouvelles de ma fille!", s'est exclamé cet homme, alors que Manuel Valls était en train de discuter avec des policiers et des agents Sncf. "C'est inadmissible!", a poursuivi ce monsieur d'une soixantaine d'années.

Un échange en aparté. Le Premier ministre lui a fait signe de venir, demandant à la presse de se tenir à l'écart pour pouvoir lui parler en aparté. Après une discussion rapide, le premier ministre a demandé à un de ses conseillers de prendre les coordonnées du père de famille. Celui-ci a ensuite donné son nom et le prénom de sa fille mais a demandé aux journalistes présents de ne pas le diffuser.

Un déplacement à l'Ecole militaire. Manuel Valls, entouré comme à la gare du Nord des ministres de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et de la Défense, Jean-Yves le Drian, avait rendu visite dimanche matin à l'Ecole militaire à des familles de victimes des attentats ou des personnes sans nouvelles de leurs proches présents sur les lieux. Hors presse, dans un des bâtiments de l'Ecole militaire, il a rencontré une dizaine de familles "dans un climat très lourd", a indiqué son entourage.

Il avait souligné la "très grande mobilisation de tous les services de l'Etat, des associations d'aide aux victimes, des bénévoles, pour les aider". "Ces familles, nous les accompagnerons aussi sur le plan juridique, sur le plan financier pour soulager ces familles qui sont déjà dans la douleur, pour toutes ces tâches administratives", avait-il dit.