Macron : "Si on vous dit que j’ai une double vie, c’est mon hologramme qui m’a échappé"

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Le fondateur d'En Marche ! a démenti avec ironie les rumeurs sur sa vie privée lundi soir lors d'un meeting improvisé à Paris.

DOCUMENT EUROPE 1

Emmanuel Macron a choisi l'humour pour balayer les rumeurs. Lors d'un grand rassemblement de son mouvement "En Marche!", lundi à Paris, l'ancien ministre de l'Économie a réagi aux murmures qui lui prêtent une relation avec le PDG de Radio France, Mathieu Gallet. "Pour mettre les pieds dans le plat, si dans les dîners en ville, si dans les boucles de mails, on vous dit que j'ai une double vie avec Mathieu Gallet ou qui que ce soit d'autre, c'est mon hologramme qui soudain m'a échappé mais ça ne peut pas être moi !", a-t-il plaisanté, selon un extrait capté par Europe 1, sur la scène du théâtre Bobino, en allusion, sans doute, à la technologie utilisée par Jean-Luc Mélenchon le week-end dernier.

"Brigitte partage toute ma vie". Évoquant "celles et ceux qui voudraient faire courir l'idée que je suis duplice, que j'ai des vies cachées ou autre chose", il a lancé : "D'abord, c'est désagréable pour Brigitte", sa femme. Mais, "je vous rassure, comme elle partage tout de ma vie, du soir au matin, elle se demande simplement comment physiquement je pourrais." "Heureusement, je ne l'ai jamais rémunérée pour cela", a-t-il complété, en réaction à l'affaire des emplois présumés fictifs qui vise François Fillon et son épouse depuis dix jours. "Elle pourrait apporter un témoignage du fait que je ne peux pas me dédoubler, sauf si mon hologramme...", a-t-il ajouté, interrompu par une avalanche de rires dans la salle.

Coup pour coup. Emmanuel Macron a d’ailleurs rendu coup pour coup à ses adversaires à la présidentielle, dont le candidat de la droite, fustigeant "un homme qui a été Premier ministre et qui le premier jour disait que l'État était en faillite pour le rendre cinq ans plus tard avec 600 milliards de dette publique en plus". Et à l'accusation formulée par François Fillon lundi, d'être "un gourou", il a répondu : "Je vous rassure, le projet ne sera pas de nous immoler par le feu, ni même d'avoir des pratiques déviantes", déclenchant l'hilarité de la salle. 

Le projet de Hamon "relève du syndrome de Peter Pan". "Le Front national, c'est un projet de repli mortifère, qui ne chiffre rien (...) C'est quoi ? Un retour à la France d'avant-hier", a-t-il également lancé. Puis d’attaquer le vainqueur de la primaire élargie du PS, Benoît Hamon, dont le projet "relève du syndrome de Peter Pan, c'est-à-dire d'une gauche qui ne veut plus voir le réel et qui considère que retrouver la dignité de la gauche et son énergie, c'est se dire ‘fichtre, on n'est pas là pour gouverner, on est là pour avoir de belles idées’".

Mélenchon et le "paternalisme odieux". Et réservant sa dernière salve à Jean-Luc Mélenchon, qui en a fait son adversaire principal lors de son meeting dimanche à Lyon, il a critiqué "une sorte de projet hyper-national (...) au fond déconnecté de toute forme de contrainte liée au réel". "Il y a une forme aussi de paternalisme odieux. On explique aux gens ce qui est bon pour eux", a-t-il déploré.