"Candidat des banques", "élite déconnectée du peuple" : la classe politique raille la candidature de Macron à la présidentielle

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"Candidat des banques", "élite déconnectée du peuple" : la classe politique raille la candidature de Macron à la présidentielle
Les politiques n'ont pas épargné Emmanuel Macron après l'annonce de sa candidature.@ Thomas SAMSON / AFP
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"Candidat des banques", "élite déconnectée du peuple", "traître"… Les politiques n'ont pas épargné Emmanuel Macron après l'annonce de sa candidature.

La candidature d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle actée, les réactions de la classe politique - parfois encourageantes, souvent grinçantes - n'ont pas manqué.

"Une responsabilité historique". Quelques minutes après l'annonce de l'ancien ministre de l'Economie, sur BFMTV, Benoît Hamon s'est dit "plutôt content qu'il s'engage, avec les idées qui sont les siennes, libérales". En revanche, le candidat à la primaire de la gauche organisée par le PS estime qu'Emmanuel Macron "porte maintenant une responsabilité historique : le fait qu'il ait choisi d'être candidat hors des primaires, eh bien nous assure de manière à peu près certaine qu'il n'y aura pas de candidat de gauche au second tour des élections présidentielles".

"Le candidat des banques" pour Le Pen. Devant la presse, Marine Le Pen a fustigé le fait qu'Emmanuel Macron incarne "le candidat des banques". "Il y en a toujours un", juge-t-elle. "Ils sont un certain nombre sur cette niche ultra-libérale qu'occupe M.Macron mais qu'occupent aussi un très grand nombre de candidats à la primaire de la droite". La présidente du Front national a par ailleurs affirmé que la candidature de l'ancien ministre ne lui "pose aucun problème".

Macron

Une trahison pour Dupont-Aignan. Plus piquant, Nicolas Dupont-Aignan n'a pas ménagé le nouveau candidat à l'élection présidentielle : "Ce matin dans un centre d'apprentissage de Bobigny, l'apprenti de François Hollande vient de trahir son maître", a-t-il lâché dans un communiqué. Pour le président de Debout la France, "Emmanuel Macron incarne à merveille tout ce que le peuple américain vient de rejeter à travers les urnes : (...) l'élite déconnectée du peuple qui voit en les ouvriers des analphabètes et comme seule condition de réussite le fait de porter un costume-cravate. (...) Voter Macron, c'est faire le choix d'un nouvel emballage pour continuer plus brutalement encore la politique inefficace de François Hollande".

Un candidat inexpérimenté pour Valls. Il faut "une expérience qui a été éprouvée par le temps" pour gouverner et "refuser les aventures individuelles", a déclaré Manuel Valls peu après l'annonce de candidature de son ancien ministre Emmanuel Macron à la présidentielle. Il a réagi au cours d'un discours à l'université de Cergy-Pontoise en banlieue parisienne, le Premier ministre a plaidé pour une "Nation éducative", plaçant l'éducation au coeur du "projet pour la France" dans un nouveau gage à la gauche après d'autres récentes inflexions de son discours.