LR : un amendement pourrait empêcher NKM d'être candidate à la primaire

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Le bureau politique du parti va adopter, mardi, un amendement qui devrait compliquer la candidature de Nathalie Kosciusko-Morizet à la primaire LR.

Nathalie Kosciusko-Morizet "a une idée un peu baroque, qui consiste à se présenter à une primaire de la droite et du centre et de vouloir se faire parrainer par des gens de gauche", a résumé le directeur général des Républicains Frédéric Péchenard, mardi sur Europe 1. Si le vice-président du Conseil général d'Ile-de-France confesse avoir "beaucoup d'affection" pour la candidate à la primaire de la droite, des membres du parti, menés par Nicolas Sarkozy, vont voter, mardi, un amendement qui pourrait la faire échouer.  

Des parrains de tous les partis. D'après les règles du parti LR, il faut en effet être parrainé par 250 élus dont 20 parlementaires pour être candidat à la primaire. Mais le texte ne dit pas de quelle étiquette politique doivent être ces parrains. Mi-mars, Thierry Solère, organisateur de la primaire, avait confirmé à l'Obs la possibilité d'être parrainé par un élu d'une sensibilité différente. Un député écologiste pourrait ainsi très bien apporter son soutien à NKM, ancienne ministre de l'Environnement et favorable à la taxe carbone.

Un engagement pour l'alternance. Mais le bureau politique LR s'apprête à changer les règles, mardi soir. Désormais, comme les électeurs de la primaire, les parrains devront signer un petit texte qui indique qu'ils "adhèrent aux valeurs de la droite et du centre" et "s'engagent pour l'alternance". Un ajout qui pourrait coûter sa candidature à Nathalie Kosciusko-Morizet, qui ne dispose pour l'instant que de deux parrainages d'élus de droite : le sien, et celle de Patrice Martin-Lalande. Sur 261 parlementaires, il lui resterait à convaincre 18 membres des Républicains.

Des prises de position contestataires. Nathalie Kosciusko-Morizet paierait ainsi ses prises de position contestataires au sein du parti. Début janvier, elle avait déjà été écartée de la direction des Républicains, notamment pour ses critiques de la ligne "ni PS ni FN", défendue par Nicolas Sarkozy. "Moi, je n'échange pas mes convictions contre une place", avait-elle alors réagi. "Je ne trouve pas qu'on doive empêcher un candidat de se présenter au nom de mesures administratives ou de modifications de règles de la primaire", a-t-elle ajouté le 24 mars, sans confirmer avoir pensé à chercher des parrainages en dehors de son parti.