Levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen : Nicolas Bay fustige "la lâcheté des députés"

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Pour l'eurodéputé FN, la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen, accusée de "diffusion d'images violentes", est une attaque contre la liberté d'expression des parlementaires.

Visée par une enquête pour "diffusion d'images violentes", Marine Le Pen a vu son immunité parlementaire levée mercredi par le bureau de l'Assemblée nationale. La présidente du FN avait, en décembre 2015, diffusé via son compte Twitter une série de clichés particulièrement choquants d'une victime du groupe Etat islamique. Marine Le Pen avait d'ailleurs refusé de répondre à une première convocation des juges dans cette affaire. Invité jeudi de la matinale d'Europe 1, l'eurodéputé frontiste Nicolas Bay a dénoncé "la lâcheté des députés qui ont pris cette décision".

Liberté d'expression. "Elle dénonçait les exactions de Daech ! Montrer l'Etat islamique dans toute son atrocité, c'est aussi le rôle des responsables politiques", estime l'élu au micro de Patrick Cohen. "La liberté d'expression est intrinsèquement liée à l'activité parlementaire et au mandat de député qui est le sien, il est absolument scandaleux que l'on veuille restreindre la liberté d'expression d'un parlementaire", soutient-il. "Si l'opposition ne peut plus s'exprimer librement, il n'y a plus de véritable débat démocratique", insiste encore Nicolas Bay. "Plutôt que de poursuivre Marine Le Pen qui dit la vérité sur l'islamisme, il faut combattre l'islamisme en France", déclare-t-il, critiquant du même coup la sortie de l'état d'urgence.

Le rôle de la justice. Surtout Nicolas Bay veut dénoncer une justice qu'il estime "malheureusement politisée" et qui, selon lui, brouille la séparation des pouvoirs. "Est-ce que vous savez qu'il y a plus de 20% des juges qui votent pour le Syndicat de la magistrature qui est une organisation d'extrême-gauche, qui prend parti lors des élections pour tel ou tel candidat ou contre tel ou tel candidat ?", pointe ce proche de Marine Le Pen. "Les juges ne sont pas au-dessus de la démocratie et du suffrage universel, à un moment donné, il y a un principe de séparation des pouvoirs qui ne doit pas donner un pouvoir absolu au juge sur le législateur", conclut-il.