Les syndicats prolongent la contestation

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Les syndicats prolongent la contestation
@ REUTERS
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Ils ont manifesté devant l'Assemblée nationale pour contester la réforme des retraites.

"Tous ensemble, tous ensemble, grève générale". 6.500 salariés et militants syndicaux se sont rassemblés mercredi à la mi-journée place de la Concorde face à l'Assemblée nationale. Un rendez-vous à l'appel des syndicats CGT, CFDT, FSU, UNSA, Solidaires, CFTC et CFE-CGC - et dont tous les leaders ont répondu présents -pour exhorter les députés à ne pas voter la réforme des retraites, dont l'adoption en première lecture s'est finalement faite dans l'après-midi de mercredi. L'accès au Palais Bourbon a été interdit rive gauche par une rangée de CRS, devant laquelle se tenaient une centaine de militants CGT et Solidaires. Des députés de gauche sont allés rencontrer les manifestants.

"Nous n'allons pas arrêter le mouvement"

"Messieurs et mesdames les députés, ne votez pas, cette réforme est injuste", voilà ce qui était inscrit sur une grande banderole blanche de 10 mètres sur 3 déployée sur le pont de la Concorde. "Ce rassemblement vise à redire publiquement, au-delà des péripéties du débat à l'Assemblée, que ce vote ne changera rien", a expliqué le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault. "Le peuple est majoritairement contre cette loi" alors que les députés sont censés le représenter, a-t-il affirmé. "Le message que nous voulons faire passer, c'est que ce n'est pas parce que l'Assemblée nationale aura voté que le combat va s'arrêter", avait assuré Bernard Thibault, leader de la CGT la semaine dernière. La mobilisation allant grandissant - de 1,12 à 3 millions de manifestants lors du dernier défilé le 7 septembre, selon les sources -, "il n'est pas illusoire de viser la victoire", avait-il prédit.

"Nous n'allons pas arrêter le mouvement de protestation et d'action. Nous organison le 23 septembre une grande journée de grève. (...) Il faut maintenant passer du soutien à une manifestation active. Les arrêts de travail doivent se multiplier le 23 septembre", a assuré le syndicaliste. Même ton pour le secrétaire général de la CFDT. François Chérèque a rappelé que "le débat parlementaire ne s'arrête pas aujourd'hui" avec le vote en première lecture. Le texte sera examiné au Sénat et reviendra à l'Assemblée. Pour le leader de FO, Jean-Claude Mailly, cette journée de mercredi vise à "marquer le coup" et "la grande journée, c'est le 23" septembre, journée programmée de grèves et de manifestations.

La réforme adoptée

Les députés français ont adopté le projet de loi de réforme des retraites dans une ambiance houleuse par 329 voix contre 233. La principale mesure de cette réforme porte de façon progressive l'âge légal de départ de 60 à 62 ans à l'horizon 2018.