Législatives : Juppé au chevet d'une NKM en fâcheuse posture

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Nathalie Kosciusko-Morizet, chef de file de la droite parisienne, pourrait bien se retrouver piégée dans la 2e circonscription de Paris. Mardi, le maire de Bordeaux a tenté de voler à sa rescousse.

REPORTAGE

J-4 avant le premier tour des législatives. Les candidats jettent leurs dernières forces dans la bataille, notamment ceux en difficulté comme Nathalie Kosciusko-Morizet. Mardi soir, la candidate dans la 2e circonscription de Paris a reçu la visite d'Alain Juppé, venu à la rescousse depuis Bordeaux pour la soutenir, elle qui fait face à deux dissidents LR, et à un candidat d'En Marche! donné largement devant, dans un sondage Ifop-Fiducial pour Le Journal du Dimanche et Sud Radio (42% au premier tour, contre 24% par NKM).

Le risque d'un parti unique. Dans les rues, il y a presque plus de caméras que de militants pour distribuer les tracts, mais c'est un peu le but de l'opération : afficher le soutien du poids lourd Alain Juppé. "Il faut que la voix de Nathalie Kosciusko-Morizet puisse continuer à se faire entendre ou on va se retrouver à l'Assemblée nationale avec un gigantesque parti unique. C'est risqué pour la France, donc il est très important que nos élus soit nombreux pour faire un travail constructif", a déclaré le maire de Bordeaux au micro d'Europe 1.

"Ils confondent main tendue et garde à vous". Voter certains textes du gouvernement, s'opposer à d'autres... c'est ce que dit vouloir faire Nathalie Kosciusko-Morizet, qui ne digère pas la décision de La République En Marche de lui opposer quand même un candidat. "Le mouvement En Marche! voudrait me reprocher finalement la liberté. Il faut marcher, mais il faut marcher au pas ! Il y en a qui confondent la main tendue et le garde à vous".

Guerre des droites. Alors que le candidat En Marche! Gilles Le Gendre est présenté comme le favori, les deux candidats dissidents venus des Républicains (Henri Guaino et Jean-Pierre Lecoq) n'aident pas vraiment à s'y retrouver. À quelques jours du scrutin, le positionnement de NKM n'est toujours pas clair pour certains électeurs. "Je pensais qu'elle s'était rapprochée de Macron et apparemment non, c'est les Républicains… […] Ça devient ambiguë, on ne sait plus", déplore un électeur.

"On continue à se battre", martèle la candidate. Sous l'averse qui l'oblige à ranger ses tracts, une militante soupire : "Ça ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices".