Le redécoupage électoral adopté

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Le redécoupage électoral adopté
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Malgré des débats parfois très vifs, 33 circonscriptions seront bien supprimées et remplacées par 33 autres lors des prochaines législatives.

Après trois jours de débats tendus, les députés français ont adopté mardi le projet de loi relatif au redécoupage des circonscriptions pour les prochaines élections législatives par 302 voix contre 215. Hormis quelques exceptions, les groupes UMP et du Nouveau Centre (NC) ont voté pour, alors que le groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) ont voté contre.

L’opposition ne décolérait pas à l’issue du vote. "Votre redécoupage est profondément injuste", a dit le communiste Jean-Paul Lecoq. Pour le socialiste Bruno Le Roux, "les seuls critères de l'intérêt de l'UMP ont remplacé les critères démographiques. Avec ce redécoupage il n'y a qu'un seul gagnant c'est l'UMP. C'est une atteinte à la démocratie." Jean-Marc Ayrault, le président du groupe SRC, a par ailleurs confirmé qu’il saisirait le conseil constitutionnel à l’issue de l’adoption définitive par le Parlement.

Face aux accusations de "charcutage", de "tripatouillage", "d'opération partisane", voire "d'escroquerie", Alain Marleix, secrétaire d'Etat chargé des Collectivités territoriales, a maintenu le cap, soutenu par sa majorité. "Ce redécoupage qui nous est proposé a été entouré d'un nombre impressionnant de précautions. Nous votons ce texte sans état d'âme", a ainsi déclaré l'UMP Guy Geoffroy.

Le projet de loi propose de supprimer 33 circonscriptions et d'en créer 33 autres, le nombre de sièges de députés restant fixé à 577. Parmi les nouvelles circonscriptions, 11 concernent les Français de l'étranger. Le texte sera examiné par le Sénat à la mi-décembre, mais selon une tradition qui veut qu’une assemblée ne modifie par un texte concernant les conditions et les modes d'élection de l’autre, les sénateurs n’y toucheront pas.

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, sur les 33 circonscriptions rayées de la carte électorale pour les législatives de 2012, 15 sont détenues par l'UMP et 18 par la gauche dont 16 par le PS, une par le PC, une par les Verts.