Le PS fait front contre Mélenchon

  • A
  • A
Le PS fait front contre Mélenchon
Harlem Désir n'apprécie pas les"vociférations" de Jean-Luc Mélenchon.@ MAXPPP
Partagez sur :

A l'approche de la manif du Front de gauche, les socialistes s’unissent contre leur ex-camarade.

Haro sur Mélenchon. A Soustons, où le Mouvement des jeunesses socialistes (MJS) tient un week-end de réflexions, les socialistes ont trouvé leur mot d’ordre samedi. Il ne s’agit pas de célébrer le premier anniversaire de l’élection de François Hollande, le 6 mai 2012, mais de tirer à boulets rouges sur Jean-Luc Mélenchon, qui tient avec son Front de gauche une grande manifestation "coup de balai" dimanche à Paris. Les nombreux ministres qui avaient fait le déplacement ont d’ailleurs donné l’exemple.

>> A lire aussi : le grand rendez-vous de Mélenchon

najat-carre

"Du vent". Car si Jean-Marc Ayrault a finalement fait faux bond, plusieurs membres de son gouvernement ont fait le déplacement dans les Landes. C’est le cas de Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, qui ne s’est pas privé d’égratigner Jean-Luc Mélenchon. "Si c'est pour renvoyer tout le monde dos à dos, si c'est pour mettre tous les responsables politiques, gauche, droite, dans un même sac, on sait à quoi cela conduit", a jugé la ministre du Droit des Femmes. "Nous, ce dont on parle aujourd'hui, ce sont des réformes pragmatiques qui ont vocation à changer la vie des Français", alors que Jean-Luc Mélenchon, "malheureusement, à coup de grandes formules, ne fait qu'agiter du vent", a-t-elle asséné.

hamon-carre

La mise en garde de Hamon. Autre ministre présent, Benoît Hamon a lui mis en garde les manifestants potentiels. "Il faut faire preuve de discernement dans les motivations de toutes celles et ceux qui manifestent", estime auprès du JDD.fr le ministre de l’Economie sociale, membre de l'aile gauche du PS. "Il peut y avoir la tentation pour certains de souhaiter l'échec de la gauche au pouvoir. Je pense que ça serait fatal", met en garde le ministre à l’adresse de son ancien camarade. "Tout ça préparerait le terrain à l'arrivée, non pas d'une autre gauche au pouvoir, mais d'une droite radicale voire de l'extrême droite", prévient encore Benoît Hamon.

"Vociférations". Il n’est pas ministre, mais lui aussi a fait entendre sa voix. " Je dis à Jean-Luc Mélenchon, la gauche, ce n'est pas la vocifération, c'est l'action au service de la justice sociale, pour la refondation de l'école", a affirmé Harlem Désir, premier secrétaire du PS, à son arrivée à Soustons. "On a besoin que toute la gauche, aujourd'hui, se mobilise pour l'action, pour l'emploi, pour la justice sociale. Il n'y a pas une gauche, celle de Jean-Luc Mélenchon, qui gagnera contre le reste de la gauche. Ses vociférations n'alimentent finalement que l'exaspération ", a-t-il tranché, ajouté.