Le Pen : "je suis encore un des chefs du FN"

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Le Pen : "je suis encore un des chefs du FN"
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Le président d’honneur du FN se félicite de la décision de justice, qu’il estime être « une défaite personnelle pour Philippot ».

"Il est humain de se tromper, mais il est diabolique de persévérer dans l’erreur". Quatre heures seulement après la confirmation en appel de la suspension du congrès du FN, Jean-Marie Le Pen avait convié quelques journalistes pour une conférence de presse. L’occasion pour lui de taper une nouvelle fois sur la direction du mouvement, qu’il accuse de s’acharner contre lui.

"C’est évidemment une défaite personnelle de Philippot". "J’ai fondé le FN, je l’ai dirigé pendant 40 ans et j’en suis encore un des chefs, désigné à l’unanimité par le congrès de Tours", a rappelé en préambule "le Menhir", particulièrement souriant. Souriant car avec cette troisième victoire judiciaire, Jean-Marie Le Pen reste dans le jeu et peut continuer à s’imaginer un avenir au sein du FN. Souriant car la justice lui a donné l’occasion de taper une nouvelle fois sur sa cible favorite, Florian Philippot, qui est aussi... le favori de sa fille Marine.

"C’est évidemment une défaite personnelle de Philippot, que j’invite à regagner le ministère de l’intérieur, d’où il vient", a lancé le président d’honneur du FN, qui voit dans cette décision de justice "un succès pour les patriotes et les adhérents du FN qui voient, désolé, l’orientation qui a été donnée à notre mouvement. Le FN semble avoir quitté ses fondamentaux traditionnels pour des billevesées plus gauchisantes." Puis, quelques minutes plus tard, tout sourire, Jean-Marie Le Pen en a remis une couche : "quelqu'un a dit que j'appartenais au passé, je crois que c'est monsieur Philippot. Il doit s'apercevoir que j'appartiens à un présent extrêmement brûlant".

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Pas candidat en Paca, à moins que... Alors qu’il a laissé un temps la porte ouverte à une candidature dissidente en Paca pour les prochaines régionales – face à sa nièce Marion Maréchal – Le Pen -, Jean-Marie Le Pen a cette fois assuré qu’il n’en avait pas profondément envie, tout en laissant planer un léger suspense : "Après avoir retiré ma candidature dans un but de réconciliation, je n’ai jamais manifesté d’autres intentions", a-t-il affirmé, avant d'admettre qu’"il y a eu un trouble certain dans le sud, qui a été causé par la crise qui s’est produite au sein du FN." Un trouble entretenu par....ses propres troupes, bannis par Marine Le Pen et qui appellent l'octogénaire à la rescousse. "Tout cela a un aspect pathétique, au sens littéral du terme, c’est grotesque. Je ne suis pas entrée en politique pour cela. Je me retrouve dans une situation que je n’ai pas voulue. J’en suis une actrice malgré moi. Mais je le déplore", regrette Marion Maréchal-Le Pen dans un entretien à paraître mercredi dans Le Parisien.

"Je suis plein d’espoir pour l’avenir". Mais parce qu’il est un politique expérimenté, Jean-Marie Le Pen – qui n’a pas eu de contacts "depuis très longtemps" avec sa fille – laisse entendre que lui est prêt à avancer : "je suis ouvert à toutes les conversations qui iront dans le sens de l’unité. Je suis plein d’espoir pour l’avenir". Une façon pour "le Vieux" de placer la direction du FN devant ses responsabilités. Et si cela ne suffisait pas, Jean-Marie Le Pen a également prévenu qu’il serait bien présent à l’université du FN, à Marseille, début septembre : "j’en serai un participant agréablement présent", a-t-il rigolé. Marine Le Pen devra donc encore le supporter à la rentrée.