Le Maire pointe le "défaitisme" de Sarkozy, après son renoncement au "ni-ni"

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Bruno Le Maire refuse d’envisager un second tour Le Pen-Hollande à la présidentielle, alors que Nicolas Sarkozy a récemment dit qu’il voterait pour le président sortant si cela se présentait. 

Nicolas Sarkozy n’en finit plus d’essuyer des critiques de son propre camp, après qu’il a affirmé samedi dernier qu’il voterait pour François Hollande si le président sortant faisait face à Marine Le Pen lors du second tour de l’élection présidentielle. Bruno Le Maire a ajouté sa voix lundi sur Europe 1. "Je ne comprends pas très bien sa position", a affirmé le candidat à la primaire de la droite, avant d’insister sur le "défaitisme" de son adversaire.

"Il faut beaucoup de défaitisme au fond de soi." "Il faut surtout se battre pour que ce cas de figure totalement hypothétique ne se présente jamais. Il faut beaucoup de défaitisme au fond de soi pour envisager un second tour entre François Hollande et Marine Le Pen", a lancé Bruno Le Maire. "Si nous organisons cette primaire, c’est justement pour que jamais ce scénario ne se présente", a-t-il poursuivi. "Et comme au contraire je suis porté par un esprit de conquête, pour ma famille politique, pour tous ceux qui veulent que les choses changent dans notre pays, je n’envisage pas ce cas de figure."

Favorable au "ni-ni". Refusant donc de dire lui-même ce qu’il ferait si François Hollande et Marine Le Pen s’affrontait au second tour en 2017, Bruno Le Maire a tout de même laissé entendre qu’il restait favorable au "ni-ni", en se référant à la controverse qui avait secoué son  parti il y a quelques années. "J’avais indiqué très clairement que j’étais d’accord avec cette position", a-t-il rappelé.