Laurent Berger : "il faut s’engager dans l’embauche d’apprentis"

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Le patron de la CFDT a appelé les entreprises à s'engager plus en faveur de l'apprentissage.

INTERVIEW

"Il faut s’engager dans l’embauche d’apprentis", a appelé Laurent Berger lundi dans la Matinale d'Europe 1. Le patron de la CFDT a estimé que les aides à l'apprentissage étaient suffisantes et que la balle était désormais dans le camp des patrons : "je crois que sur l’apprentissage, on en a beaucoup fait. Il y a eu des aides pour ça aux entreprises, ça s’appelle le pacte de responsabilité. Il faut s’engager à embaucher des jeunes", a-t-il insisté.

Assouplir les modalités d'entrer en apprentissage. Le syndicaliste préconise également de permettre aux jeunes d'entrer en apprentissage à tout moment de l'année, d'ouvrir plus de diplômes à l'apprentissage et de mieux accompagner les apprentis dans les entreprises. Il rencontre lundi Manuel Valls, aux côtés d'autres syndicats et d'organisations patronales, pour évoquer le plan du gouvernement pour l'emploi. Cette réunion est celle de la dernière chance pour François Hollande. 

"Sécuriser les employeurs sur le dos de l’insécurité". Interrogé sur la lettre de plusieurs organisations patronales réclamant au chef de l'Etat dans le Journal du dimanche des mesures d'urgence sur l'emploi, Laurent Berger a haussé le ton. "Je suis constructif, je suis calme. Mais là, j’en ai assez. Le patronat a-t-il oublié le pacte de responsabilité ? 41 milliards pr l’investissement, pour l’embauche de jeunes, pour l’alternance, pour l’embauche de salariés. Qu’en ont-ils fait ?", s'est indigné le patron de la CFDT. Avant de s'attaquer directement aux propositions des patrons, qui plaident pour "un contrat de travail agile" : "ils veulent sécuriser les employeurs sur le dos de l’insécurité. C'est inacceptable pour nous".

Dans cet appel publié dimanche, plusieurs organisations patronales ont réclamé une exonération totale de cotisations sociales patronales durant deux ans pour toute nouvelle embauche dans les petites entreprises. Leur "contrat de travail agile" devrait comporter un "plafonnement des indemnités prud'homales" et  prévoir "des motifs de rupture liés à la situation de l'entreprise ou la réalisation d'un projet".