Lagarde : "avec De Gaulle, Morano s’en serait pris une bonne"

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Le président de l’UDI s’est félicité de l’éviction de Nadine Morano des régionales de 2015. Et lui a refusé la référence au général De Gaulle. 

INTERVIEW

Nadine Morano a été exclue de sa position de tête de liste en Meurthe-et-Moselle pour les régionales de 2015, et ce n’est pas l’UDI qui va pleurer sur son sort. Jean-Christophe Lagarde, président du parti centriste, s’est au contraire félicité de cette décision jeudi matin sur Europe 1. "Avec Laurent Hénart, maire de Nancy, avec les élus UDI de la région (Alsace-Lorraine-Champagne-Ardennes, ndlr), avec d’ailleurs beaucoup d’élus Républicains de la région, nous n’aurions pas pu rester sur une liste qui aurait pu inclure Mme Morano", a-t-il affirmé avec force.

"Elle s’en serait pris une bonne". Surtout, le maire de Drancy a refusé à l’eurodéputée de brandir une phrase du général De Gaulle comme justification. "Quand Nadine Morano veut lire le Général De Gaulle, je pense qu’elle a bien de la chance qu’il soit décédé  parce que sinon elle s’en serait pris une bonne, par le Général lui-même", a lancé Jean-Christophe Lagarde. "Elle est le symbole d’une partie de la droite, une petite partie, qui en réalité perd la tête et ses valeurs sur la pression du populisme et de l’extrémisme. Le Général De Gaulle portait une certaine idée de la France, et l’idée de la France ne peut pas être celle d’une différenciation des droits de l’accès à la nationalité en fonction de la race. C’est sûr qu’au niveau de la réflexion on n’est pas au même niveau", a-t-il insisté.  


"Morano s’en serait pris une bonne par De Gaulle"par Europe1fr

Et le président de l’UDI de conclure : "Lorsque le Général De Gaulle a gouverné la France, elle connaissait aussi des temps difficiles. Et il n’a pas cherché à entraîner la France dans de mauvais instincts ou de mauvais réflexes, il a cherché à élever la France. On ne peut pas dire que ce soit le cas de Mme Morano".