La primaire UMP ? "J'y vais, de toute façon", assure NKM

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LES SECRETS POLITIQUES - La numéro 2 du parti ne se reconnaît ni dans la ligne Sarkozy ni dans la ligne Juppé. Donc elle va se lancer.

INFO EUROPE 1

L’UMP va jouer la carte de l’u-ni-té à l'occasion de son congrès, samedi. C'est le leitmotiv de Nicolas Sarkozy qui n'a de cesse, depuis son retour, de se poser en rassembleur de la famille. Mais la primaire de 2016 sera également dans tous les esprits. D'autant plus que, selon les informations d'Europe 1,  il y a une nouvelle candidate : Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a l'intention de se lancer après le congrès, bien que ses chances soient infimes.

"J’y vais, de toute façon". Jusqu'ici, quand on lui posait la question, la numéro 2 de l’UMP se contentait d'un "pourquoi pas ?" Elle a cette fois décidé d'aller plus loin et de franchir le Rubicon. A la même interrogation, sa réponse a évolué : "j’y vais, de toute façon". Elle l'a annoncé à Nicolas Sarkozy, pas franchement emballé à l'idée de voir son ancienne porte-parole s'affranchir de la sorte. "C’était chaud", raconte-elle.

Elle s'imagine en chef de fil d’une droite "moderne et ouverte". Si Nicolas Sarkozy regarde cette candidature d'un mauvais œil, c'est qu'il a bien conscience que NKM va se démarquer sur le fond. Si elle a choisi de rouler pour elle, c'est en effet parce qu'elle ne se reconnaît ni dans la ligne Sarkozy, ni dans celle d’Alain Juppé et encore moins dans les propos d’un Bruno Le Maire qui porte, dit elle, "une droite conservatrice". L’élue parisienne pense pouvoir se glisser dans un trou de souris et s'imagine en chef de fil d’une droite "moderne et ouverte", comme elle dit. Ça ne fait pas un programme, certes, mais "elle travaille", promet-elle encore.

Se compter face aux autres quadras. Dans un sondage récent de Harris Interactive pour LCP, NKM n'obtient pourtant le soutien que de 3% des sympathisants de droite en vue de la primaire ouverte. Bien loin derrière Alain Juppé (37%), Nicolas Sarkozy (32%), Bruno Le Maire (14%) ou encore François Fillon (5%). Seul Xavier Bertrand fait pire (2%).

Mais si Nathalie Kosciusko-Morizet se lance, c'est aussi qu'elle est coincée : en défiant Nicolas Sarkozy pour la présidence de l'UMP, Bruno Le Maire a changé de catégorie et les autres anciens ministres de sa génération – Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez ou Valérie Pécresse - pourraient terminer l'année à la tête de "super régions". Pas question pour elle d'être reléguée au rang de simple commentatrice de la primaire. NKM a de l’ambition, personne n’en a jamais douté. Et l'heure st venue pour elle de le démontrer.