ISF : "Je ne crois pas à la jalousie" envers les riches, lance Macron

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ISF : "Je ne crois pas à la jalousie" envers les riches, lance Macron
@ Capture d'écran TF1
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"Si on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui dégringole", assure le chef de l'Etat, lors de sa première interview télévisée. 

Interrogé sur sa refonte de l'ISF et l'appellation de "président des riches" qui lui colle à la peau, Emmanuel Macron fustige une nouvelle fois les "passions tristes" de "certains de ses opposants". "Je ne crois pas à la jalousie française qui consiste à dire que les gens qui réussissent doivent être taxés", lance-t-il, lors de sa première interview télévisée, dimanche soir sur TF1. "Je veux qu'on célèbre ces réussites. Si on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée, c'est toute la cordée qui s'effondre", martèle le chef de l'Etat.

"Je ne crois pas au ruissellement". En contrepartie, Emmanuel Macron estime que les plus aisés doivent contribuer à redresser le pays. "Je ne crois pas au ruissellement", assure-t-il. En clair, il ne croit pas en la théorie selon laquelle plus les riches sont riches, plus le pays se porte mieux. Selon lui, ceux qui réussissent doivent investir pour contribuer à la réussite. "Nous n'y arriverons pas si nous ne facilitons pas l'investissement dans l'économie française. Je me suis engagé à ce que ceux qui réinvestissent ne soient pas taxés. La condition pour ne plus être à l'ISF, c'est d'investir", assure Emmanuel Macron.

"Je n'aime pas le cynisme". "Aussi vrai que je n'aime pas la jalousie (envers les riches), je n'aime pas non plus le cynisme de ceux qui réussissent leur vie et dont le but dans la vie n'est que d'accumuler de l'argent. Moi je veux qu'ils investissent dans l'économie", renchérit le président de la République. Mais "pour que notre société aille mieux, il faut qu'il y ait des gens qui réussissent. Trop, beaucoup trop sont partis", regrette encore le chef de l'Etat. Le chef de l'Etat assure par ailleurs que la volonté des députés de la majorité de taxer les "signes extérieurs de richesse" (yacht, voitures, montres de luxe...) "s'inscrit parfaitement dans cette philosophie".