Intervention française en Syrie ? Christian Jacob demande "un débat" au parlement

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Dans la Matinale d'Europe 1 vendredi, Christian Jacob, président du groupe LR à l'Assemblée nationale, a demandé à ce que l'éventualité d'une riposte française en Syrie doit discutée au parlement.

INTERVIEW

"Si une décision doit être prise, elle doit être prise avec beaucoup de sang-froid". Vendredi matin, au micro de Patrick Cohen, Christian Jacob a martelé cette phrase. Inquiet de l'éventualité d'une intervention militaire française en Syrie si les attaques chimiques sur la Ghouta étaient avérées, le président du groupe Les Républicains à l"Assemblée nationale a appelé l'exécutif à consulter les parlementaires.

"Un vrai risque d'embrasement mondial". "Je pense que ça justifierait un débat à l'Assemblée nationale. Un débat sans vote bien entendu, au titre de l'article 35 de notre Constitution", a-t-il soutenu sur Europe 1. Sur ce dossier, et alors que Donald Trump a choqué en tweetant des menaces directes à l'encontre de la Russie et de la Syrie, Christian Jacob juge qu'"il y a un vrai risque d'embrasement mondial". Mais les déclarations plus mesurées d'Emmanuel Macron lors de son interview au JT de 13 heures sur TF1 jeudi l'ont rassuré. "J'étais inquiet des déclarations du président Trump et du président Macron. J'ai plutôt eu le sentiment qu'on posait les choses dans son intervention hier", a jugé le député de Seine-et-Marne.

"Éclairer la représentation nationale". Toujours est-il que l'élu LR semble peu à l'aise avec l'idée que la France bombarde la Syrie aux côtés des Américains. "La sanction pour l'utilisation (des armes chimiques), on l'entend bien. Maintenant, regardons quelles sont les autres possibilités de répression", a-t-il défendu. Dans un parallèle avec la guerre déclenchée en Irak en 2003 - "Par le passé, on nous a expliqué qu'il y avait des armes qui n'existaient pas… Vous vous souvenez de l'Irak" - Christian Jacob a justifié le besoin, pour les parlementaires, d'être informés. "L'exécutif a accès à des informations que nous n'avons pas en tant que parlementaires. Je pense qu'on peut éclairer la représentation nationale sur ce sujet avant de prendre une décision", a-t-il conclu.