Hamon : "Je battrai François Hollande aux primaires"

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Sûr de sa capacité à rassembler parrainages et électeurs de gauche en vue de la primaire organisée par le Parti socialiste, Benoît Hamon a affirmé sa confiance dans l'émission Ça pique mais c'est bon.

INTERVIEW

Benoît Hamon veut voir François Hollande se présenter à la primaire organisée par le Parti socialiste… pour mieux le battre. "J'en ai marre d'un moment où on surjoue les clivages", a-t-il expliqué vendredi sur l'antenne d'Europe 1, visant aussi bien le président de la République que son Premier ministre Manuel Valls, l'ancien ministre de l'Économie Emmanuel Macron ou le candidat à la primaire de la droite Alain Juppé. "Face à une droite claire, il faut une gauche claire", a poursuivi le député PS des Yvelines dans l'émission Ça pique mais c'est bon. "C'est la raison pour laquelle je battrai François Hollande à la primaire."

Entendu sur Europe 1
Peut-être que cela effraie certains de revenir devant le peuple de gauche.

"Quand on a exercé le pouvoir, est-ce qu'on se retire parce qu'on considère qu'on a trop échoué ou est-ce qu'on veut revenir devant le peuple pour qu'il vous livre sa sentence ?", a interrogé Benoît Hamon, écarté du gouvernement Valls à l'été 2014 pour ses désaccords avec la ligne économique tenue par l'exécutif. Mais "peut-être que cela effraie certains de revenir devant le peuple de gauche", a-t-il suggéré, cinq ans après la victoire de François Hollande dans la première primaire organisée par le Parti socialiste en vue d'une élection présidentielle.

Opposition avec Montebourg et Aubry. "Il serait dommage, alors que la gauche avait été l'initiatrice de ces primaires, que derrière on ait un peu peur de revenir devant le peuple de gauche", a expliqué le candidat déclaré, qui assure avoir les parrainages requis pour se présenter à la primaire de la gauche, dont les deux tours se tiendront les 22 et 29 janvier. "Je vous annonce qu'il y aura un bulletin de vote Benoît Hamon", a-t-il affirmé.

"La primaire va inviter le peuple de gauche à dire ce qui a marché, ce qui n'a pas marché, y compris à l'égard des ministres qui sont partis", s'est réjoui Benoît Hamon. "On n'est pas forcément en odeur de sainteté." Il sera notamment opposé à Arnaud Montebourg, qui a quitté le gouvernement au même moment et défend lui aussi un positionnement plus à gauche que celui du gouvernement. Mais cela ne suffirait pas à s'attirer le soutien de Martine Aubry. "J'ai l'impression qu'elle veut aujourd'hui soutenir François Hollande après l'avoir beaucoup critiqué", a regretté Benoît Hamon devant Anne Roumanoff et ses chroniqueurs.